Origine et éléments de la conception française du « règlement général » de la paix en Europe

À l’occasion du 80e anniversaire de Politique étrangère, nous vous proposons de relire chaque semaine l’un des textes qui a marqué la revue. Cette semaine, (re)découvrez l’article de Pierre Brossolette, « Origine et éléments de la conception française du  « règlement général » de la paix en Europe », publié dans le numéro de printemps 1937 (n°1/1937).

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Pierre Brossolette (1903-1944) repose au Panthéon depuis 2015. Il est surtout célèbre pour son action dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1930, il a été à la fois journaliste et homme politique. Membre de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), il est battu lors des élections législatives de 1936. En 1937, date à laquelle il contribue à la revue Politique étrangère, il présente quotidiennement une chronique de relations internationales à Radio-PTT.

«  Dans le discours à l’occasion duquel, à Lyon, il a défini la politique française à l’égard de l’Allemagne, M. Léon Blum a particulièrement insisté sur la nécessité d’un « règlement général » de la paix européenne. A l’idée d’une négociation purement économique entre le Reich et les autres nations, il a opposé la conception d’un débat associant étroitement l’organisation de la paix et la limitation des armements au développement des relations économiques entre les peuples. A l’éventualité d’un « règlement séparé » entre la France et l’Allemagne, il a opposé l’impossibilité de fragmenter les obligations générales qui résultent pour tous les peuples de leur interdépendance réciproque et de leur qualité de membres de la Société des Nations.

Encore que le chef du gouvernement français ait insisté sur le fait qu’il a ne s’agit pas là, pour lui, de préférences théoriques, mais d’évidences imposées par la logique même des faits, peut-être certains milieux étrangers — certains milieux allemands en particulier — ont-ils pu croire qu’en prenant cette position, M. Léon Blum songeait surtout à opposer une méthode française à la méthode des négociations bilatérales élevée à la hauteur d’un dogme par la diplomatie allemande. Mais rien ne serait plus inexact. Et ce que nous voudrions montrer ici, en rappelant les origines et les éléments de la conception que se fait le gouvernement français du règlement « général » de la paix en Europe, c’est qu’en réalité il y a été conduit, parfois à la suite même de l’Allemagne, par toute l’évolution de la politique internationale depuis quelques années et particulièrement — pour fixer une date — depuis 1933. […] »

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