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[CITATION] Sortir de l’impasse euro-américaine

« « Europe de la Défense », « Autonomie stratégique », « Armée européenne » : slogans, ou volonté ferme de briser les impasses de la Politique de sécurité et de Défense (PSDC) de l’Union européenne, de forger, enfin cette Union de la défense européenne qu’annonçait le « sommet des chocolatiers » d’avril 2003 ? « L’OTAN est obsolète », « atteinte de mort cérébrale » : propos tapageurs, ou tableau objectif d’une Alliance ayant dépassé sa date limite de vente ? »

Accéder à l’article de Jolyon Howorth, « Sortir de l’impasse euro-américaine » ici.

Retrouvez le sommaire complet du numéro 3/2020 de Politique étrangère ici.

L’avenir du monde occidental

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue.
Nous vous proposons aujourd’hui un article de Robert Strausz-Hupé, intitulé « L’avenir du monde occidental » et publié dans le numéro 4-5/1963.

Je dois à un maître sage et éclairé d’avoir été familiarisé dès mon jeune âge avec Thucydide et son Histoire de la Guerre du Péloponnèse ainsi qu’avec les Vies de Plutarque. J’en ai retiré un enseignement qui a fortement marqué mon esprit : c’est parce que les cités grecques n’ont pas su s’allier contre le danger, commun qu’elles ont péri. Philippe de Macédoine n’eut qu’à les cueillir les unes après les autres.

N’ayant à cet âge aucune expérience des hommes et de la politique, je m’interrogeais sur l’incapacité manifeste des Grecs à discerner un danger si évident pour tous et une solution à leur problème qui sautait aux yeux. C’est peut-être la même angoisse avec laquelle je suivais dans les pages de mon livre la désintégration, par une défaite commune, d’une Grèce divisée, qui m’étreint de nouveau aujourd’hui lorsque je contemple le désarroi de l’Alliance atlantique.

Aux origines des désaccords transatlantiques

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « Aux origines des désaccords transatlantiques » a été écrit par l’ancien diplomate Gabriel Robin, dans le numéro 4/1982 de Politique étrangère.

Le sommet de Versailles, en juin dernier, passait pour avoir rétabli l’harmonie atlantique. Il a suffi de quelques jours pour que, sous le vernis du trompe-l’œil, reparaissent les vieilles lézardes et, avec elles, des questions vingt fois ressassées : pourquoi ces divisions ? S’agit-il de malentendus ou de désaccords ? D’une simple « querelle de famille », comme veut le croire Ronald Reagan, ou d’un « divorce progressif » comme paraissait le craindre, au mois de juillet, Claude Cheysson ?

Il est vain de chercher, dans les données immédiates de la crise ou dans les arguments échangés, de quoi départager les deux thèses. La dispute est de celles que l’on minimise ou dramatise à volonté. Selon les besoins de la cause, il est aussi aisé de l’élever à la hauteur d’un débat de principe que de la réduire à une affaire de gros sous ; aussi tentant de mettre l’accent sur la passion des acteurs que de rappeler les limites de l’enjeu ; aussi légitime, enfin, de se laisser impressionner par la vigueur des prises de position que d’observer, des deux côtés, un égal refus des extrémités déchirantes. Les optimistes ont sans doute raison de parier qu’après quelques éclats de voix, les frères ennemis se jureront à nouveau une loyauté éternelle. Les pessimistes n’ont pas tort de prévoir qu’avant longtemps une autre querelle aura mis fin à cette… éternité.

L’avenir du monde occidental

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « L’avenir du monde occidental » a été écrit par Robert Strausz-Hupé, ancien diplomate américain, dans le numéro 4-5/1963 de Politique étrangère.

Je dois à un maître sage et éclairé d’avoir été familiarisé dès mon jeune âge avec Thucydide et son Histoire de la Guerre du Péloponèse ainsi qu’avec les Vies de Plutarque. J’en ai retiré un enseignement qui a fortement marqué mon esprit : c’est parce que les cités grecques n’ont pas su s’allier contre le danger commun qu’elles ont péri. Philippe de Macédoine n’eut qu’à les cueillir les unes après les autres.

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