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Les sentiers de la victoire

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021). Raphaël Briant, chercheur de l’armée de l’Air détaché au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Gaïdz Minassian, Les sentiers de la victoire. Peut-on encore gagner une guerre? (Passés composés, 2020, 712 pages).

Dans cet ouvrage très riche, l’auteur, journaliste et politologue, livre une réflexion salutaire au terme d’une analyse du concept de victoire dans les relations internationales. À rebours d’une littérature française qui se contente bien souvent de pointer du doigt les errements stratégico-politiques qui ont entraîné l’Occident dans des guerres sans fin desquelles il ne sait plus sortir vainqueur, Gaïdz Minassian propose une approche originale et subtile pour dépasser l’aporie apparente qui entoure aujourd’hui le concept de victoire dans la réflexion stratégique. En proposant une alternative à la dialectique de la force et de la ruse au travers de la parabole homérique de la rencontre entre Achille, Ulysse et Hector, il dresse les contours d’une troisième voie permettant de sortir de l’ornière : celle de l’humilité.

[CITATION] Les États-Unis de Trump et la guerre du Haut-Karabagh

Accédez à l’article de Julien Zarifian ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 1/2021 de Politique étrangère ici.

Demain, la guerre ?

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021). Michel Pesqueur, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Adrien Schu, Demain, la guerre ? Étude sur le risque de guerre entre les États-Unis, la Chine et la Russie (Le Bord de l’eau, 2020, 192 pages).

Rédigé par un chercheur, Adrien Schu, qui lui apporte sa rigueur scientifique – en témoignent ses très nombreuses références –, sous la direction d’un observateur des facteurs d’insécurité internationale, le général Jean-Marc Laurent, cet ouvrage a pour objectif de s’interroger sur les risques de guerre entre les trois grandes puissances nucléaires (États-Unis, Russie et Chine) alors que la période de stabilité post-Seconde Guerre mondiale semble s’achever.

Qui ruse gagne. Une anthologie de la tromperie guerrière

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Patrick Manificat, Qui ruse gagne. Une anthologie de la tromperie guerrière  (Histoire et Collections, 2020, 272 pages).

Officier ayant servi dans plusieurs unités parachutistes et de forces spéciales, le général Manificat se penche ici sur les ruses de guerre. Soulignons d’abord l’intérêt de la démarche. Alors que les stratagèmes sont présents à toutes les époques et dans toutes les cultures, il existe finalement assez peu d’ouvrages récents en français sur le sujet. Parmi les rares exceptions, citons celui de Jean-Vincent Holeindre, La Ruse et la Force, paru en 2017, et qui a fait l’objet d’une recension dans Politique étrangère (n° 2/2017, p. 199-200). Patrick Manificat propose un recueil de stratagèmes avec une ambition précise : participer au renouveau de l’usage de la ruse alors que les conflits pourraient être de plus en plus symétriques.

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