[CITATION] Les États-Unis, une puissance sans retenue ?

Découvrez le sommaire du numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2026) ici.

Lisez l’article d’Adrien Schu, « Les États-Unis, une puissance sans retenue ? », ici.

Les nouveaux esclavagistes

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Didier Leschi propose une analyse de l’ouvrage de Barbie Latza Nadeau, Les nouveaux esclavagistes. La traite des êtres humains, une économie souterraine (Grasset, 2026, 360 pages).

L’esclavage est un crime qui nous vient du fond des âges. S’il est banni par les traités internationaux, sa pratique demeure, comme en Mauritanie (dernier pays à l’avoir officiellement aboli en 1981) et ailleurs sur tous les continents sous des formes qui empruntent à la modernité.

Le Sherpa

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Paul Maurice, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Philippe Étienne, Le Sherpa. Mémoires d’un diplomate aux avant-postes de l’histoire (Tallandier, 2026, 400 pages).

Les mémoires de Philippe Étienne s’inscrivent dans la tradition des grands témoignages diplomatiques. Après plus de quarante années passées au service de la diplomatie française, l’ancien ambassadeur livre un récit où l’expérience personnelle éclaire les évolutions géopolitiques des dernières décennies. De ses débuts consacrés aux affaires soviétiques et européennes à ses fonctions d’ambassadeur en Roumanie, en Allemagne puis aux États-Unis, après avoir été conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, il revendique le rôle du « sherpa » : celui qui prépare les décisions, facilite le dialogue et rapproche des positions parfois éloignées. Le fil conducteur du récit est celui d’un haut fonctionnaire qui, sans se placer au premier plan, a accompagné plusieurs présidents et gouvernements dans des moments décisifs de la politique internationale.

Interview : 3 questions à Julien Nocetti

Julien Nocetti est chercheur associé au Centre Russie/Eurasie et au Centre géopolitique des technologies de l’Ifri. Il a écrit l’article « La Silicon Valley et la guerre : leçons ukrainiennes » dans le n° 3/2026 de Politique étrangère. Il répond ici en exclusivité à 3 questions pour politique-etrangere.com.

1. Les grandes entreprises de la Silicon Valley interviennent désormais de plus en plus dans le champ géopolitique. Mais jusqu’où cette influence est-elle acceptable, notamment dans le cadre d’une guerre ?

De plus en plus assumée, l’incursion de la tech dans les rapports internationaux renvoie à la nature de son pouvoir, d’abord structurel, puisqu’il procède de la maîtrise de ressources que les États ne détiennent plus en propre. L’intervention des grandes entreprises du secteur dans la guerre est alors acceptable lorsqu’elle demeure subordonnée à l’autorité démocratique des États et aux contraintes du droit international. Leur apport peut être légitime lorsqu’il concerne la continuité de services essentiels (communications, services cloud, cybersécurité, accès à l’information), ou lorsqu’il renforce la capacité d’un État agressé à exercer son droit de légitime défense.

La limite se situe toutefois au point où une entreprise privée acquiert un pouvoir discrétionnaire sur des décisions militaires. Le cas de SpaceX illustre ce risque : la possibilité de restreindre ou de refuser l’accès à Starlink sur le théâtre des opérations a pu peser sur les actions de l’armée ukrainienne, sans que cette décision relève clairement d’un mandat ou d’un contrôle étatique.

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