L’Intelligence artificielle change-t-elle la nature de la guerre ?

Le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2026) vient de paraître. La rédaction vous offre à lire l’un des articles du dossier : « L’Intelligence artificielle change-t-elle la nature de la guerre ? », écrit par Laure de Roucy-Rochegonde, directrice du Centre géopolitique des technologies de l’Ifri.

De Gaza à l’Ukraine en passant par l’Iran, les conflits actuels sont marqués par l’arrivée de l’Intelligence artificielle et des robots sur les champs de bataille. Les changements en cours sont si profonds que l’être humain risque de perdre rapidement la maîtrise de pans entiers de la conduite des opérations militaires. Si ces évolutions technologiques modifient le caractère de la guerre, un débat existe au sujet de leur impact sur la nature même du phénomène guerrier.

[CITATION] Éditorial n° 3/2026

Découvrez le sommaire du nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2026) ici.
Lisez l’intégralité de l’éditorial ici.

PE n° 3/2026 disponible en librairie !

Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2026) est disponible ! Au sommaire, un dossier sur la guerre : entre risques d’escalade, nouvelles technologies révolutionnant la nature de la guerre et leçons tirées de la guerre d’Ukraine, à quel(s) nouveau(x) type(s) de guerre assiste-t-on ? Au-delà de ces articles, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : le Moyen-Orient et son éventuelle reconstruction post-guerre, l’Afghanistan et le second règne des talibans, la Syrie post-Assad, les prochaines élections présidentielles au Nigeria… Des articles passionnants pour mieux comprendre les enjeux internationaux de la rentrée !

Les dynamiques nouvelles d’affirmation de la puissance, de redistribution des influences, et l’irruption des nouvelles technologies changent-elles à la fois la place de la guerre dans la vie ordinaire de nos sociétés, et la manière de la faire quand elle advient ? L’obsession du conflit jointe à l’efficacité technique nous impose-t-elle un état de guerre larvée permanente ? Et quand les armes parlent, l’intervention des technologies modernes et des entreprises qui les produisent révolutionne-t-elle à la fois le processus de décision politique et l’engagement des hommes dans la guerre ? Questions essentielles que suggèrent les conflits d’Ukraine et du Moyen-Orient, et qui déterminent dès aujourd’hui les réflexions de stratégie et d’organisation des armées.

Iran : anatomie d’un pouvoir en guerre

À la suite du sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en libre accès et en avant-première l’article du numéro dautomne de Politique étrangère (n° 3/2026) que vous avez choisi d'(é)lire : « Iran : anatomie d’un pouvoir en guerre », écrit par Sophia Mahroug, docteure en histoire contemporaine et maître de conférences à la Sorbonne Université Abu Dhabi.

Alors que les hostilités entre l’Iran et les États-Unis ont repris en juillet 2026, moins d’un mois après la signature d’un protocole d’accord (mémorandum d’entente), une partie de la presse américaine a rapidement changé de ligne éditoriale. D’un régime dépeint comme au bord du précipice, l’on a qualifié l’Iran d’un État renforcé par sa résilience. Le 4 juillet, le Washington Post titrait : « Iran’s Regime Survived the War and is Now Savvier, Ruthless and More Hard-Line ». Si la critique de la guerre relève d’une vieille habitude de la presse, l’infléchissement du discours médiatique trahit un certain embarras face au récit de l’effondrement.

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