[CITATION]  « L’Intelligence artificielle change-t-elle la nature de la guerre ? »

Découvrez le sommaire du nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2026) ici.
Lisez l’article de Laure de Roucy-Rochegonde, « L’Intelligence artificielle change-t-elle la nature de la guerre ? » ici.

Populism and Foreign Policy

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Thibault Muzergues propose une analyse de l’ouvrage de Sandra Destradi et Johannes Plagemann, Populism and Foreign Policy (Oxford University Press, 2025, 344 pages).

Peut-on définir une politique étrangère populiste ? À l’heure où le populisme se normalise un peu partout dans le monde, le livre de Destradi et Plagemann pose plus qu’une question – il lance un véritable défi. L’idéologie populiste demeure difficile à saisir : elle repose avant tout sur une opposition binaire entre un « peuple » idéalisé, supposé détenir des réponses simples à des problèmes complexes, et une élite décrite comme corrompue et déconnectée.

[CITATION] « De quoi l’IA est-elle militairement le nom ? »

Découvrez le sommaire du nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2026) ici.
Lisez l’article de Louis Gautier, « De quoi l’IA est-elle militairement le nom ? », ici.

Géopolitique des religions

Cette recension multiple a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Joseph Maïla, professeur de géopolitique à l’ESSEC, propose une analyse croisée de cinq ouvrages qui interrogent la place de la question religieuse dans les relations internationales : Blandine Chelini-Pont, Roland Dubertrand et Valentine Zuber, Géopolitique des religions. Un nouveau rôle du religieux dans les relations internationales ? (Le Cavalier Bleu, 2025) ; Alain Dieckhoff (dir.), Radicalités religieuses. Au cœur d’une mutation mondiale (Albin Michel, 2025) ; Imad Khillo et Blandine Chelini-Pont (dir.), Géopolitique religieuse en Méditerranée. Dynamiques et enjeux (Hermann, 2025) ; Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Nathalie Bernard-Maugiron et Aurélien Dasré (dir.), L’Afrique des religions. À l’épreuve des chiffres et des catégorisations (Maisonneuve et Larose/Hémisphères, 2026) ; Sébastien Fath, Le nouveau pouvoir évangélique (Grasset, 2026).

Jamais l’étude des religions et de leur impact sur les relations internationales n’aura connu un tel foisonnement d’ouvrages et d’analyses. Sans être ignorée en tant que telle, la religion demeurait en marge des approches théoriques classiques qui privilégiaient le réalisme des rapports de force politiques et économiques. Les religions ressortissaient à l’ordre des représentations symboliques valorisant du fait de leur mobilisation par certains États des objectifs de politique étrangère ou de coopération internationale. Plutôt que son retour, la prise en compte du facteur religieux s’est imposée. Elle pointe la montée en puissance dans les relations internationales d’autres référents normatifs, en lieu et place d’idéologies en cours durant la guerre froide désormais tombées en relative désuétude. Les lignes nouvelles de clivage puiseraient dans le registre religieux les fondements d’un ordre axiologique nouveau, où des « retours à l’authenticité » et des « défenses de la tradition », voire de « la civilisation », baliseraient l’émergence d’un espace international caractérisé par des marqueurs identitaires à forte coloration religieuse ou spirituelle.

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