Géopolitique de l’éducation

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Éric Mechoulan propose une analyse de l’ouvrage de Hugues Moussy, Géopolitique de l’éducation. Un vecteur de puissance au cœur des enjeux internationaux (Le Cavalier Bleu, 2026, 176 pages).

Que l’éducation soit un enjeu politique ou économique, nul ne le conteste. Qu’elle constitue un objet géopolitique à part entière, voilà ce que soutient Hugues Moussy dans un essai stimulant. En proposant de penser les systèmes éducatifs à l’aune des rivalités internationales, l’auteur ouvre un champ analytique inédit – du moins en langue française, l’expression « géopolitique de l’éducation » n’y ayant jamais été employée comme telle.

[Presse] « À Gaza, « usines à cibles » et « dommages collatéraux » : les méthodes de l’armée israélienne […] »

Dans un article du Monde publié le 29 septembre 2026, le journaliste Luc Bronner détaille dans une enquête exclusive les méthodes de l’armée israélienne dans le conflit à Gaza, notamment son usage de l’Intelligence artificielle. Il cite à ce titre l’article de Laure de Roucy-Rochegonde, publié dans le numéro d’automne (n° 3/2026) de Politique étrangère, « L’Intelligence artificielle change-t-elle la nature de la guerre ? ».

« Enquête – Des officiers israéliens détaillent au « Monde », en collaboration avec l’ONG Breaking The Silence, les règles d’engagement de l’armée à Gaza, le nombre assumé de victimes civiles provoqué par ses opérations et l’utilisation massive de l’intelligence artificielle.

Ce fut l’un des épisodes les plus dévastateurs d’une guerre qui en compte beaucoup. Le 31 octobre 2023, en début d’après-midi, un bombardement israélien sur la ville de Jabaliya, dans le nord de Gaza, avait provoqué la destruction instantanée d’un quartier entier. Au moins 126 Palestiniens, dont 68 enfants, avaient été tués sur le coup et 280 autres blessés après une frappe que l’armée israélienne a elle-même qualifiée de « massive ». Les images publiées après l’attaque avaient montré l’anéantissement presque total de la zone.

[CITATION] La Silicon Valley et la guerre : leçons ukrainiennes

Découvrez le sommaire du nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2026) ici.

Lisez l’article de Julien Nocetti, « La Silicon Valley et la guerre : leçons ukrainiennes » ici.

Les lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Laurence Nardon, responsable du programme Amériques à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage d‘Arnaud Miranda, Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire (Gallimard, 2026, 176 pages).

De nombreux ouvrages ont récemment tenté de cartographier les courants intellectuels liés à l’extrême droite ou, devrait-on dire, aux extrêmes droites – tant le phénomène semble pluriel, hétérogène et parfois contradictoire. Ces livres couvrent des périodes, des zones géographiques et des amplitudes politiques différentes. Deux ouvrages abordent le cas américain dans la période récente, cherchant à établir l’assise intellectuelle de la colère populiste qui a porté Donald Trump au pouvoir en 2016 et 2024. Le premier, rédigé par l’Américaine Laura K. Field sur la base d’une connaissance personnelle et encyclopédique des lieux et des personnes, présente toute la « Nouvelle Droite » américaine. Le second, publié par le docteur associé au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po) Arnaud Miranda, se concentre sur la mouvance « néo-réactionnaire ».

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