Directorate S: The C.I.A and America’s Secret Wars in Afghanistan and Pakistan

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Jérôme Marchand propose une analyse de l’ouvrage de Steve Coll, Directorate S: The C.I.A and America’s Secret Wars in Afghanistan and Pakistan (Allen Lane, 2018, 784 pages).

Ghost Wars, publié en 2004 et récompensé par le Pulitzer, avait permis au journaliste Steve Coll de démontrer l’étendue de son talent. Ce livre-ci reprend et complète le récit. Il s’agit de comprendre pourquoi l’intervention américaine en Afghanistan s’est transformée en intensificateur de tensions géopolitiques. Prenant ses distances vis-à-vis des narratifs concentrant le blâme sur George W. Bush et sa garde rapprochée, l’ouvrage contient des passages très critiques à l’encontre de la bureaucratie militaire américaine. Continuer la lecture

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À chacun sa Corée

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « À chacun sa Corée » a été écrit anonymement dans le numéro 5-6/1950 de Politique étrangère.

Depuis le 25 juin 1950, le gouvernement chinois était intervenu, de Pékin, dans l’affaire coréenne avec les moyens de sa diplomatie et de sa propagande : l’invasion de la Corée du Sud par les Coréens du Nord lui offrait l’occasion d’afficher sa sympathie pour le pays entier. La Chine n’y exerça- t-elle pas une suzeraineté nominale jusqu’au début du présent siècle ? Continuer la lecture

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The Price of Prestige

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Guilhem Penent propose une analyse de l’ouvrage de Lilach Gilady, The Price of Prestige: Conspicuous Consumption in International Relations (University of Chicago Press, 2018, 232 pages).

Depuis plusieurs années, un certain nombre d’internationalistes venus d’horizons théoriques variés (réalisme, constructivisme, etc.) travaillent à remettre au goût du jour la notion classique de prestige. Deux tendances se dessinent : ou les efforts visent trop haut et prétendent expliquer toutes les relations internationales (RI), ou ils visent trop bas et se révèlent n’être tout au mieux qu’un recueil d’anomalies et de curiosités. Le concept de prestige est difficile à opérationnaliser et à mesurer. Marginalisé par les théories dominantes en RI, il est aussi sous-théorisé, victime d’attributs à la fois compétitifs, hiérarchiques et sociaux qui le placent dans un entre-deux paradigmatique inconfortable. À cela, on ajoutera la réticence des acteurs à justifier leurs politiques par une référence explicite au prestige, impliquant de s’appuyer sur une méthodologie et des évaluations indirectes. Continuer la lecture

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Les trois Corées

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Patrick Maurus, Les trois Corées (Hémisphères Éditions, 2018, 192 pages).

Patrick Maurus est l’un des plus fins connaisseurs de la Corée en France. Il a voyagé à de nombreuses reprises en Corée du Nord et s’interroge dans cet ouvrage sur « la Corée », en étudiant ses trois divisions actuelles : Corée du Sud, du Nord, et chinoise, tout en éclairant leurs interactions. Continuer la lecture

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Sur l’accident nucléaire de Tchernobyl

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « Sur l’accident nucléaire de Tchernobyl » a été écrit par Raymond Latarjet, membre de l’Institut, Académie des sciences, section biologie cellulaire et moléculaire et ancien directeur de l’Institut Curie, dans le numéro 3/1986 de Politique étrangère.

L’Académie des Sciences a demandé à Raymond Latarjet de lire, lors de sa séance publique du 2 juin 1986, une note résumant les points essentiels et les conclusions majeures de l’exposé qu’il avait présenté en Comité secret le 26 mai.

…L’Académie comprend l’émotion provoquée dans notre pays par cette catastrophe. Elle espère que la publication de la note de Raymond Latarjet permettra à chacun d’apprécier la gravité de l’accident, sans la sous-estimer, ni la surestimer. Elle saisit l’occasion qui lui est donnée pour souligner le devoir qu’ont les administrations, les organismes et les entreprises concernés par le développement de l’industrie électronucléaire, de perfectionner sans cesse les dispositifs et les mesures de sécurité, en les faisant bénéficier constamment des progrès les plus récents. Ce devoir est ici particulièrement fondé en raison de l’extrême sensibilité, bien compréhensible, du public ; mais faut-il rappeler que cet impératif de sécurité concerne aussi d’autres activités que celles de l’industrie nucléaire. Continuer la lecture

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