No Conquest, no Defeat: Iran’s National Security Strategy

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021). Clément Therme propose une analyse de l’ouvrage d’Ariane M. Tabatai, No Conquest, no Defeat: Iran’s National Security Strategy (Hurst, 2020, 400 pages).

Le titre de l’ouvrage est tiré de l’expérience iranienne de la première guerre du Golfe (1980-1988) dont le bilan pourrait ainsi se résumer par « ni conquête, ni défaite ». Au-delà de l’attention particulière accordée à ce conflit, l’ouvrage a pour ambition de présenter une synthèse historique retraçant la problématique de la sécurité nationale de l’État iranien sur la longue durée. Cette approche privilégiant le temps long permet à l’auteur de ne pas se limiter à la dimension polémique de l’étude de la sécurité nationale iranienne à l’époque de la République islamique (depuis 1979).

[CITATION] Philanthropes sans frontières

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Les sentiers de la victoire

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021). Raphaël Briant, chercheur de l’armée de l’Air détaché au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Gaïdz Minassian, Les sentiers de la victoire. Peut-on encore gagner une guerre? (Passés composés, 2020, 712 pages).

Dans cet ouvrage très riche, l’auteur, journaliste et politologue, livre une réflexion salutaire au terme d’une analyse du concept de victoire dans les relations internationales. À rebours d’une littérature française qui se contente bien souvent de pointer du doigt les errements stratégico-politiques qui ont entraîné l’Occident dans des guerres sans fin desquelles il ne sait plus sortir vainqueur, Gaïdz Minassian propose une approche originale et subtile pour dépasser l’aporie apparente qui entoure aujourd’hui le concept de victoire dans la réflexion stratégique. En proposant une alternative à la dialectique de la force et de la ruse au travers de la parabole homérique de la rencontre entre Achille, Ulysse et Hector, il dresse les contours d’une troisième voie permettant de sortir de l’ornière : celle de l’humilité.

After the Korean War: An Intimate History

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Heonik Kwon, After the Korean War: An Intimate History (Cambridge University Press, 2020, 332 pages).

La guerre de Corée (1950-1953) fut avant tout une guerre civile. Depuis quelques années, la recherche a régulièrement mis en avant cet état de fait, mais cet essai nous en donne un nouvel éclairage. Heonik Kwon, professeur d’ethnographie au Trinity College de l’université de Cambridge et auteur de livres remarqués sur le conflit vietnamien et la guerre froide, propose en effet, à partir d’un travail historique et d’une « ethnographie intime », une réflexion sur la parenté comme terrain essentiel du politique. Ce que l’auteur décrit, c’est une forme de violence de masse à l’intersection de la sphère privée et de l’État.

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