L’ONU survivra-t-elle en 2034 ?, Lakhdar Brahimi et Sonia Marcoux (2006)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Lakhdar Brahimi et Sonia Marcoux, intitulé « L’ONU survivra-t-elle en 2034 ? », et publié dans Politique étrangère en 2006.

Depuis sa création, l’Organisation des Nations unies (ONU) a reflété les dynamiques du système international qui l’entourait. Son statut en 2034 sera donc probablement déterminé par les réalités d’alors : les Nations unies seront ce que leurs membres voudront qu’elles soient. Les relations internationales sont et continueront à être fortement influencées par les grandes puissances : l’ONU évoluera donc d’abord dans les voies sur lesquelles s’accorderont les grandes puissances.

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The Technology Trap. Capital, Labour and Power in the Age of Automation

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Jean-Christophe Noël propose une analyse de l’ouvrage de Carl Benedikt Frey, The Technology Trap. Capital, Labour and Power in the Age of Automation (Princeton University Press, 2019, 480 pages).

Carl Benedikt Frey, économiste européen qui dirige le programme sur l’avenir du travail à l’université d’Oxford, s’est fait remarquer en 2013 en publiant avec Michael Osborne The Future of Employment. How Suceptible Are Jobs to Computerisation? Les deux auteurs y prédisaient que 47 % des emplois aux États-Unis pourraient être tenus par des machines dans les prochaines décennies, du fait des futurs progrès dans l’Intelligence artificielle.

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La France face à son image, Stanley Hoffmann (1986)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Stanley Hoffmann, professeur de civilisation française et président du Centre d’études européennes à l’université de Harvard, intitulé « La France face à son image », et publié dans Politique étrangère en 1986.

L’image de la France à l’étranger est multiple et contradictoire depuis longtemps. Dans les années 30, au temps où naquit cette revue, la France était encore « la grande Nation » démocratique et généreuse, le pays de Michelet et de Jaurès, aux yeux de beaucoup de ses fidèles, en Europe orientale ou aux États-Unis ; mais bien des Anglais lui reprochaient son « nationalisme étroit » de l’immédiat après-guerre, et les nazis la voyaient corrompue, molle et décadente. Aujourd’hui, certains la respectent pour sa volonté de résister à l’emprise des superpuissances, mais beaucoup d’autres l’accusent de prétentions sans commune mesure avec ses moyens. Ils s’offusquent des « airs » qui agacent ses voisins (lesquels savent à quoi s’en tenir sur sa puissance véritable) et qui, à la fin, ne trompent qu’elle. Certains la voient encore comme terre d’asile et comme championne des aspirations des nouveaux États qui cherchent – comme elle l’avait fait elle-même – à se constituer en nations ; d’autres l’accusent de matérialisme sans principes ni hauteur et sont prompts à découvrir bien des signes de racisme et de chauvinisme.

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Mauvais juif

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Samuel Ghilès-Meilhac propose une analyse de l’ouvrage de Piotr Smolar, Mauvais juif (Éditions des Équateurs, 2019, 208 pages).

Enquête de généalogie politique familiale, souvenirs et analyses d’un correspondant de presse à l’étranger, réflexions identitaires intimes : trois ouvrages s’emboîtent pour former Mauvais juif.

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L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis, Henry Kissinger (1962)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un exposé improvisé prononcé par Henry Kissinger devant les membres du Groupe d’études stratégiques du C.E.P.E. en 1962, intitulé « L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis », et publié dans Politique étrangère (n°2/1962).

Depuis que je suis à Paris, après cinq semaines passées en Orient, j’ai eu de nombreuses conversations avec des amis français et je dois avouer que je suis frappé par l’étendue du désaccord et de l’incompréhension qui se sont développés entre nos deux pays. Je ne prétends pas fixer les responsabilités de cet état de choses. Je crois cependant qu’étant donné le temps que nous vivons, on ne peut concevoir d’avenir pour l’Occident sans la plus étroite collaboration entre les États-Unis et la France. Je ne puis concevoir que l’un ou l’autre de nos deux pays puisse se développer sans l’autre. Je crois que ni l’un ni l’autre de nos deux pays ne pourra éviter la destruction, si l’autre est détruit. Je pense que les dangers auxquels nous aurons à faire face ne seront pas seulement le fait de l’Union soviétique ou de la Chine communiste. Je crois qu’au cours des dix ou quinze années qui sont devant nous, toutes les nations occidentales devront tenir compte d’une menace très sérieuse de la part de nouvelles nations, menace qui doit être étudiée avec le plus grand sérieux. Dans ces conditions, nous ne disposons pas de tant de ressources que nous puissions nous permettre de mener entre nous de guerre civile intellectuelle.

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