Catégorie : Revue des livres Page 1 of 288

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

Géopolitique de l’éducation

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Éric Mechoulan propose une analyse de l’ouvrage de Hugues Moussy, Géopolitique de l’éducation. Un vecteur de puissance au cœur des enjeux internationaux (Le Cavalier Bleu, 2026, 176 pages).

Que l’éducation soit un enjeu politique ou économique, nul ne le conteste. Qu’elle constitue un objet géopolitique à part entière, voilà ce que soutient Hugues Moussy dans un essai stimulant. En proposant de penser les systèmes éducatifs à l’aune des rivalités internationales, l’auteur ouvre un champ analytique inédit – du moins en langue française, l’expression « géopolitique de l’éducation » n’y ayant jamais été employée comme telle.

Les lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Laurence Nardon, responsable du programme Amériques à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage d‘Arnaud Miranda, Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire (Gallimard, 2026, 176 pages).

De nombreux ouvrages ont récemment tenté de cartographier les courants intellectuels liés à l’extrême droite ou, devrait-on dire, aux extrêmes droites – tant le phénomène semble pluriel, hétérogène et parfois contradictoire. Ces livres couvrent des périodes, des zones géographiques et des amplitudes politiques différentes. Deux ouvrages abordent le cas américain dans la période récente, cherchant à établir l’assise intellectuelle de la colère populiste qui a porté Donald Trump au pouvoir en 2016 et 2024. Le premier, rédigé par l’Américaine Laura K. Field sur la base d’une connaissance personnelle et encyclopédique des lieux et des personnes, présente toute la « Nouvelle Droite » américaine. Le second, publié par le docteur associé au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po) Arnaud Miranda, se concentre sur la mouvance « néo-réactionnaire ».

The World at Economic War

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Rebecca Harding, The World at Economic War: How to Rebuild Security in a Weaponized Global Economy (London Publishing Partnership, 2025, 176 pages).

Rebecca Harding est économiste et préside le Centre for Economic Security. Elle défend ici l’idée qu’un conflit économique mondial a débuté, et qu’il nécessite une refonte profonde de nos mentalités et de nos politiques publiques.

Populism and Foreign Policy

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Thibault Muzergues propose une analyse de l’ouvrage de Sandra Destradi et Johannes Plagemann, Populism and Foreign Policy (Oxford University Press, 2025, 344 pages).

Peut-on définir une politique étrangère populiste ? À l’heure où le populisme se normalise un peu partout dans le monde, le livre de Destradi et Plagemann pose plus qu’une question – il lance un véritable défi. L’idéologie populiste demeure difficile à saisir : elle repose avant tout sur une opposition binaire entre un « peuple » idéalisé, supposé détenir des réponses simples à des problèmes complexes, et une élite décrite comme corrompue et déconnectée.

Page 1 of 288

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén