À la suite du sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en libre accès et en avant-première l’article du numéro d‘automne de Politique étrangère (n° 3/2026) que vous avez choisi d'(é)lire : « Iran : anatomie d’un pouvoir en guerre », écrit par Sophia Mahroug, docteure en histoire contemporaine et maître de conférences à la Sorbonne Université Abu Dhabi.

Alors que les hostilités entre l’Iran et les États-Unis ont repris en juillet 2026, moins d’un mois après la signature d’un protocole d’accord (mémorandum d’entente), une partie de la presse américaine a rapidement changé de ligne éditoriale. D’un régime dépeint comme au bord du précipice, l’on a qualifié l’Iran d’un État renforcé par sa résilience. Le 4 juillet, le Washington Post titrait : « Iran’s Regime Survived the War and is Now Savvier, Ruthless and More Hard-Line ». Si la critique de la guerre relève d’une vieille habitude de la presse, l’infléchissement du discours médiatique trahit un certain embarras face au récit de l’effondrement.



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