Catégorie : Articles en accès libre Page 1 of 29

Une sélection d’articles publiés en texte intégral, et en accès libre.

Guerre en Ukraine : Schumpeter au pays des Soviets ?

La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire ce second article du numéro d’été 2022 de Politique étrangère (n° 2/2022), « Guerre en Ukraine : Schumpeter au pays des Soviets », écrit par Michel Goya, ancien colonel de l’armée de Terre et historien militaire.

Dans leur forme, les opérations militaires en Ukraine ouvertes le 24 février 2022 relèvent de l’« industriel tardif ». Les armées sont proches, dans leur organisation et leurs méthodes, de l’optimum de la fin de la Seconde Guerre mondiale – avec un volume des forces plus faible et quelques nouveautés qui n’annoncent pas forcément de révolution. En maîtrisant moins que prévu l’art industriel de la guerre, les forces russes n’ont pas réussi à utiliser à fond leur potentiel, contrairement à celles de l’Ukraine qui sont aidées par une puissante coalition de soutien.

Après une phase dynamique, où les Russes ont bénéficié de l’avantage initial de la puissance et de la surprise, les opérations se sont donc stabilisées sur un front rigide, à la manière des combats en Belgique et en France en 1914. Comme à l’époque, les moyens employés ont rapidement connu des rendements opérationnels décroissants, ce qui est la définition d’une crise schumpetérienne. Pour sortir de cette impasse, il n’est pas d’autre solution que de rompre l’équilibre des forces par l’engagement massif de ressources nouvelles, et surtout par l’innovation.

Algérie : une restauration musclée

Suite au sondage réalisé sur ce blog cette semaine, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article du numéro d’été 2022 de Politique étrangère (n° 2/2022) – disponible en librairie le 7 juin– que vous avez choisi d'(é)lire : « Algérie : une restauration musclée », écrit par Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique et membre du comité de rédaction d’Orient XXI.

Le 12 décembre 2019, Abdelmadjid Tebboune était élu président de la République algérienne dès le premier tour du scrutin avec 58,13 % des suffrages exprimés, soit l’équivalent de 4,9 millions d’électeurs. Ancien wali (préfet), ministre à plusieurs reprises et même chef du gouvernement durant quelques mois en 2017, A. Tebboune succédait ainsi à Abdelaziz Bouteflika. Lâché par l’armée, ce dernier avait renoncé en avril à briguer un cinquième mandat en raison d’une très forte opposition populaire née au début de l’année. Bien que boudée par un grand nombre d’électeurs (14,7 millions d’entre eux ne se sont pas déplacés aux urnes, soit un taux d’abstention record de 60,12 %), cette élection marquait un point d’inflexion majeur dans une séquence jusque-là caractérisée par l’irruption du peuple algérien dans l’arène politique et son refus persistant d’un retour à la normale.

Où en est l’Accord de Paris sur le climat ?

La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire ce second article de notre nouveau numéro de Politique étrangère (n° 1/2022), disponible à partir du 17 mars en librairies : « Où en est l’Accord de Paris sur le climat ? », de Christian de Perthuis.

Chaque COP est présentée comme celle de la « dernière chance », et celle de Glasgow n’a pas fait exception. Les portes de la conférence refermées, les médias ont parlé d’échec. L’impressionnant aréopage de chefs d’État présents en Écosse aurait à nouveau raté l’occasion de sauver la planète. Mais ce qui n’a pas été atteint en 2021 le sera peut-être en 2022 ? Soyons-en certains, la COP27 de Charm el-Cheikh sera à nouveau celle de « la dernière chance »…

Éthiopie : dynamiques de la guerre civile

Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article du numéro de printemps 2022 de Politique étrangère (n° 1/2022) – disponible en librairie prochainement – que vous avez choisi d'(é)lire : « Éthiopie : dynamiques de la guerre civile », écrit par Sonia Le Gouriellec, maîtresse de conférences à l’université catholique de Lille.

La guerre civile éthiopienne est entrée en novembre 2021 dans sa deuxième année. Le conflit qui oppose le pouvoir central à l’insurrection du gouvernement régional du Tigré, dirigé par le Front de libération du peuple tigréen (TPLF), s’est étendu et fait désormais craindre l’implosion du pays. Le géant de la Corne de l’Afrique, avec ses 110 millions d’habitants, inquiète. Pourtant, voici quelques années encore, les observateurs évoquaient le
« miracle éthiopien ». Au cœur du dispositif des Nouvelles routes de la soie lancé par la Chine, l’Éthiopie était devenue un territoire où les entreprises chinoises et européennes se délocalisaient en grand nombre, afin de bénéficier d’une main-d’œuvre moins coûteuse et d’avantages fiscaux. Des taux de croissance affichés à deux chiffres en faisaient alors un modèle pour le reste du continent. Un modèle qui s’effondra en 2020 avec l’éclatement de la guerre civile. Des dizaines de milliers de combattants périrent alors sur les champs de bataille, des milliers de civils furent massacrés ou violés et la famine fit son apparition. La confrontation entre le Premier ministre Abiy Ahmed et l’État du Tigré aura de profondes implications nationales et régionales. Elle est susceptible de redéfinir la structure, le caractère et l’identité même de l’État éthiopien.

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