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Frankreich und Deutschland: Yin und Yang der EU-Reform

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Hans Stark, ancien secrétaire général du Cerfa à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Joachim Lange et Henrik Uterwedde, Frankreich und Deustchland: Yin und Yang der EU-Reform  (Nomos Verlag, 2019, 200 pages).

Le 18 mai 2020, le gouvernement allemand provoquait une surprise générale en annonçant avec son partenaire français un plan de relance de 500 milliards d’euros, empruntés par l’Union européenne (UE). Avec cette initiative, partiellement diluée au Conseil européen du mois de juillet, l’Allemagne acceptait le principe d’une mutualisation des dettes européennes – même si elle soulignait par la suite qu’il s’agissait d’une mesure exceptionnelle rendue nécessaire par le contexte de la crise sanitaire et la crise économique qu’elle a déclenchée. Pourtant, s’il s’agit bien d’un véritable tournant dans la politique allemande en matière de gouvernance de la zone euro, il ne s’explique évidemment pas par la seule crise sanitaire.

Le triomphe de l’injustice

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, Le triomphe de l’injustice. Richesse, évasion fiscale et démocratie (Le Seuil, 2020, 304 pages).

Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, professeurs d’économie à l’Université de Californie à Berkeley, donnent un aperçu de l’histoire fiscale des États-Unis et analysent le creusement des inégalités depuis l’ère Reagan, signalant ses effets dévastateurs sur la démocratie américaine.

Interview : 3 questions à Norbert Gaillard

Auteur de l’article « Le COVID-19, accélérateur de la post-mondialisation », paru dans le numéro d’automne de Politique étrangère (3/2020), Norbert Gaillard, docteur en économie et consultant indépendant, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

1) Dans votre article, vous expliquez que le COVID-19 précipite l’ère de la post-mondialisation. En quoi cette nouvelle ère se différencie-t-elle de la précédente ?

La mondialisation présupposait une relative confiance entre États et impliquait une forte interdépendance. Elle a été le fruit d’un consensus sur le mode de développement économique le plus adéquat pour élever durablement le niveau de croissance (le célèbre « Consensus de Washington »). L’idée dominante était que les économies devaient « s’ouvrir » et exploiter leurs avantages comparatifs. Tout d’abord, s’ouvrir commercialement, c’est-à-dire accroître les exportations autant que possible et éviter les mesures protectionnistes. Ensuite, s’ouvrir financièrement et attirer les investisseurs étrangers.

Si on examine ces 30 années de mondialisation, on peut établir plusieurs constats. Premièrement, les grandes puissances économiques ont accepté la complémentarité et l’interdépendance. Deuxièmement, la plupart des pays émergents ont joué le jeu en renonçant aux nationalisations, très répandues jusque dans les années 1970. Troisièmement, la signature de crédit de ces mêmes pays s’est globalement améliorée car ils ont su maîtriser leur endettement, dompter l’inflation et emprunter de plus en plus dans leur propre devise. Quatrièmement, les principales crises survenues entre 1991 et 2019 ont été le résultat de surchauffes économiques, dues à des spirales spéculatives et d’endettement (crise asiatique de 1997, débâcle des subprimes en 2007-2008), ou des choix d’ouverture économique forcenée sans véritable réforme structurelle (banqueroutes argentine et grecque de 2001-2002 et 2010-2012). Ces chocs n’ont pu être contenus que par des efforts de coopération entre Fonds monétaire international (FMI), gouvernements du G7, banquiers centraux et créanciers internationaux.

La pandémie du COVID-19 a malheureusement servi de double révélateur. Elle a montré les carences des vieux pays industrialisés en matière médicale et technologique. Plus grave, on s’est aperçu que des partenaires économiques aussi incontournables que la Chine et les États-Unis, du moins sous l’égide de Donald Trump, instrumentalisaient la crise sanitaire à des fins politiques.

Géopolitique des investissements marocains en Afrique

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère 
(n° 3/2020)
. Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Ahmed Iraqi
, Géopolitique des investissements marocains en Afrique (L’Harmattan, 2020, 152 pages).

Ahmed Iraqi est professeur en relations économiques internationales à Tanger et président-fondateur du think tank CENTRIS (Centre de recherches internationales et stratégiques). Sa monographie analyse en détail l’ampleur et le profil des investissements directs marocains (IDM) en Afrique. Elle révèle la montée en puissance du Royaume et sa capacité croissante à concurrencer les entreprises multinationales sud-africaines. Une fois surmontées une certaine lourdeur de style et quelques maladresses de présentation, le lecteur découvrira une mine d’informations.

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