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Frankreich und Deutschland: Yin und Yang der EU-Reform

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Hans Stark, ancien secrétaire général du Cerfa à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Joachim Lange et Henrik Uterwedde, Frankreich und Deustchland: Yin und Yang der EU-Reform  (Nomos Verlag, 2019, 200 pages).

Le 18 mai 2020, le gouvernement allemand provoquait une surprise générale en annonçant avec son partenaire français un plan de relance de 500 milliards d’euros, empruntés par l’Union européenne (UE). Avec cette initiative, partiellement diluée au Conseil européen du mois de juillet, l’Allemagne acceptait le principe d’une mutualisation des dettes européennes – même si elle soulignait par la suite qu’il s’agissait d’une mesure exceptionnelle rendue nécessaire par le contexte de la crise sanitaire et la crise économique qu’elle a déclenchée. Pourtant, s’il s’agit bien d’un véritable tournant dans la politique allemande en matière de gouvernance de la zone euro, il ne s’explique évidemment pas par la seule crise sanitaire.

[CITATION] La France et l’UE en Méditerranée

Accédez à l’article de Jean-François Daguzan ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 4/2020 de Politique étrangère ici.

L’Europe après le Brexit

Le 4 janvier dernier, Jacques Munier a consacré sa chronique « Le Journal des idées » sur France Culture au Brexit. Il a notamment cité à cette occasion les articles du nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2020) : « Brexit, le malheur de rompre ».

« Global Britain » ? (extrait)

[…] Reste que son intégration au sein de l’UE « a permis au Royaume-Uni de transcender son passé de puissance impériale et de se projeter dans un avenir européen » trouvant ainsi « une place dans le monde qui ne dépendait pas de sa grandeur passée ». La revue Politique étrangère publie un dossier sur le Brexit et ses conséquences sur les relations internationales et la nouvelle position du Royaume-Uni dans le jeu des grandes puissances. Stephen Wall rappelle que le pays bénéficiait comme État membre important aux côtés de 27 autres démocraties d’un poids et d’une influence largement supérieurs à sa taille réelle. La Royal Navy comptait seulement 70 vaisseaux en 2015, contre 202 en 1960. Et au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est désormais la France et elle seule qui « pourra se déclarer porte-parole de l’Europe ». Quant aux relations avec les États-Unis, le conseiller diplomatique rappelle que les présidents américains les ont qualifiées de « spéciales » non pas parce qu’ils y croyaient vraiment « mais parce que leurs alliés britanniques ont toujours voulu y croire ». 

« Pour Washington, la valeur de la Grande-Bretagne tenait en grande part à ce qu’elle lui ouvrait un canal direct vers l’Europe. Hors UE, la Grande-Bretagne a, pour Washington un intérêt plus limité. » estiment Adrien Abécassis et Jolyon Howorth (dans un autre article de cette livraison de la revue Politique étrangère). Ils relèvent que les questions de sécurité et de défense ont été largement « ignorées » pendant les négociations du Brexit, si ce n’est par le gouvernement de Theresa May qui, tout en affirmant « son désir de poursuivre une relation militaire profonde et spéciale avec l’UE, laissait d’abord entendre que celle-ci pourrait constituer une monnaie d’échange contre des résultats dans d’autres domaines ». On peut raisonnablement considérer que les intérêts stratégiques du Royaume-Uni resteront liés à ceux de l’Europe, voire – ironie de l’histoire – qu’ils le seront de plus en plus. 

Retrouvez la chronique de Jacques Munier dans son intégralité ici.

Retrouvez le dossier « Brexit, le malheur de rompre », publié dans le n° 4/2020 de Politique étrangère ici.

[CITATION] Le Brexit est-il vraiment anglais ?

Accédez à l’article de Robert Tombs ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 4/2020 de Politique étrangère ici.

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