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Your Sons at Your Service: Tunisia’s Missionaries of Jihad

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2020). Michaël Ayari propose une analyse de l’ouvrage de Aaron Y. Zelin, Your Sons at Your Service: Tunisia’s Missionaries of Jihad (Columbia University Press, 2020, 400 pages).

Cet ouvrage est indispensable pour quiconque s’intéresse à l’étude du djihadisme et cherche à comprendre pourquoi autant de Tunisiens, pourtant réputés pacifiques et vivant en démocratie depuis 2011, ont, entre 2012 et 2019, grossi les rangs des groupes islamistes armés, notamment en Irak et en Syrie.

Victoire dans les dunes

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2020). Serge Caplain propose une analyse de l’ouvrage de M. Mokhtar Ould Boye et Charles Michel, Victoire dans les dunes. L’enlisement de la crise sahélienne n’est pas inéluctable : l’exemple mauritanien (L’Harmattan, 2020, 210 pages).

Coincée entre ses puissants voisins du Nord (l’Algérie et le Maroc) et son bouillonnant voisin de l’Est (le Mali), l’immense Mauritanie a parfois été un peu oubliée de l’actualité internationale. Confrontée durant des années à l’instabilité politique et à l’insécurité endémique de la bande saharo-sahélienne, cette république – islamiste dès son indépendance – fait pourtant figure d’exemple en ayant triomphé des groupes armés terroristes qui sévissaient sur son sol depuis 2005.

Questioning Algeria’s Non-Interventionism

This article is the English version of : Geoff D. Porter, « Le non-interventionisme de l’Algérie en questions », published in Politique étrangère, Vol. 80, Issue 3, 2015.

Algeria is one of the few countries in the world that so clearly and so consistently articulates its foreign policy principles. Ever since independence in 1962, Algeria has adhered to a foundational principle of non-interventionism. Article 26 of Algeria’s 1989 and 1996 constitutions states: “Algeria does not resort to war in order to undermine the legitimate sovereignty and the freedom of other peoples. It puts forth its efforts to settle international disputes through peaceful means.” While other aspects of the Algerian constitution have been flexibly implemented, Article 26 is almost never challenged or questioned. (Article 89 of the 1976 Constitution contains similar wording, although the original 1963 constitution did not.) Unlike other countries, which may or may not engage in cross-border or extraterritorial conflicts according to specific circumstances and in pursuit of specific interests, Algeria never does. This position has numerous advantages, but also significant disadvantages. The unprecedented worsening security situation surrounding Algeria in Libya, Mali, and Tunisia will put the country’s commitment to its principles to its hardest test yet.

Les territoires conquis de l’islamisme

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère 
(n° 3/2020)
. Marc Hecker, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Bernard Rougier, Les territoires conquis de l’islamisme (Presses universitaires de France, 2020, 416 pages).

En 2002, Les Territoires perdus de la République – ouvrage dirigé sous pseudonyme par Georges Bensoussan – avait fait grand bruit. Les contributeurs y dénonçaient le recul des valeurs républicaines et la progression de l’antisémitisme dans certains quartiers sensibles. Moins de vingt ans plus tard, ces territoires auraient été conquis par l’islamisme, que Bernard Rougier définit comme « le refus assumé de distinguer l’islam comme religion, l’islam comme culture et l’islam comme idéologie », couplé au « souci de soumettre l’espace social, voire l’espace politique, à un régime spécifique de règles religieuses promues et interprétées par des groupes spécialisés ».

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