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La géographie, reine des batailles

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020).
Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Philippe Boulanger
, La Géographie, reine des batailles (Ministère des Armées/Perrin, 2020, 368 pages).

« Le terrain commande » : l’expression bien connue des soldats met parfaitement en lumière le rôle clé de la topographie dans la manœuvre. Pour autant, l’apport de l’essai de Philippe Boulanger, professeur de géographie à la Sorbonne, dépasse la question du terrain. Comme le rappelle l’auteur, « nulle opération ne peut être envisagée sans compréhension du milieu physique et de la population au préalable ».

L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis, Henry Kissinger (1962)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un exposé improvisé prononcé par Henry Kissinger devant les membres du Groupe d’études stratégiques du C.E.P.E. en 1962, intitulé « L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis », et publié dans Politique étrangère (n°2/1962).

Depuis que je suis à Paris, après cinq semaines passées en Orient, j’ai eu de nombreuses conversations avec des amis français et je dois avouer que je suis frappé par l’étendue du désaccord et de l’incompréhension qui se sont développés entre nos deux pays. Je ne prétends pas fixer les responsabilités de cet état de choses. Je crois cependant qu’étant donné le temps que nous vivons, on ne peut concevoir d’avenir pour l’Occident sans la plus étroite collaboration entre les États-Unis et la France. Je ne puis concevoir que l’un ou l’autre de nos deux pays puisse se développer sans l’autre. Je crois que ni l’un ni l’autre de nos deux pays ne pourra éviter la destruction, si l’autre est détruit. Je pense que les dangers auxquels nous aurons à faire face ne seront pas seulement le fait de l’Union soviétique ou de la Chine communiste. Je crois qu’au cours des dix ou quinze années qui sont devant nous, toutes les nations occidentales devront tenir compte d’une menace très sérieuse de la part de nouvelles nations, menace qui doit être étudiée avec le plus grand sérieux. Dans ces conditions, nous ne disposons pas de tant de ressources que nous puissions nous permettre de mener entre nous de guerre civile intellectuelle.

Active Defense: China’s Military Strategy since 1949

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2019)
. Jean-Christophe Noël, chercheur associé au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de M. Taylor Fravel, Active Defense: China’s Military Strategy since 1949 (Princeton University Press, 2019, 400 pages).

Taylor Fravel, professeur de sciences politiques au Massachusetts Institute of Technology, publie un ouvrage qui poursuit deux objectifs. Le premier est d’offrir une présentation complète des stratégies militaires de la Chine depuis 1949. L’auteur en recense neuf différentes, pour lesquelles il s’emploie à dégager à chaque fois les strategic guidelines (zhanlue fangzhen), c’est-à-dire les principes qui influencent les doctrines opérationnelles, les structures des forces et l’entraînement. Il s’agit bien de définir la manière de combattre et de se préparer à la prochaine guerre au niveau stratégique.

Résistance et dissuasion. Des origines du programme nucléaire français à nos jours

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère
(n° 3/2019)
. Corentin Brustlein, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Céline Jurgensen et Dominique Mongin, Résistance et dissuasion. Des origines du programme nucléaire français à nos jours (Odile Jacob, 2018, 400 pages).

L’héritage du général de Gaulle demeure, en 2019, un pilier de la politique étrangère et de la stratégie de défense de la France. Comme objet politique, cet héritage alimente des controverses récurrentes autour des décisions de politique étrangère de chaque gouvernement français : qu’il s’agisse de la réintégration des structures de commandement militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ou de la guerre en Libye, le caractère supposément gaullien de chaque décision est interrogé. Aussi fréquentes qu’elles puissent être, ces polémiques ne sauraient toutefois faire oublier les influences durables exercées par un socle conceptuel plaçant l’indépendance politique et l’autonomie stratégique au-dessus de tout autre considération.

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