Catégorie : La presse parle de PE Page 1 of 38

Revue de presse sur Politque étrangère

Turquie, la grande fuite en avant

Le 19 janvier dernier, Jacques Munier dans sa chronique « Le Journal des idées » sur France Culture a consacré son émission à la Turquie. Il cite à cette occasion l’article de Jana Jabbour, « La Turquie, une puissance émergente qui n’a pas les moyens de ses ambitions », publié dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020).

Le communiqué, publié le 3 janvier par le corps enseignant, résume la situation : « Pour la première fois depuis le régime militaire de 1980, un administrateur non élu et n’appartenant pas au corps enseignant de l’université a été nommé recteur ». Et de dénoncer « des pratiques anti-démocratiques qui vont s’aggravant sans cesse depuis 2016 ». L’université du Bosphore à Istanbul, première université de Turquie, est classée parmi les 500 meilleurs établissements dans le monde. Dans Libération, le philosophe Étienne Balibar et Zeynep Gambetti – ancienne professeure dans cette université – soulignent sa tradition d’autonomie, de liberté scientifique et de respect des valeurs démocratiques. Ils rappellent par exemple la tenue en son sein d’un colloque international sur la situation des Arméniens dans l’Empire ottoman d’avant 1915, qui lui avait valu les foudres des nationalistes et des conservateurs. […]

L’Europe après le Brexit

Le 4 janvier dernier, Jacques Munier a consacré sa chronique « Le Journal des idées » sur France Culture au Brexit. Il a notamment cité à cette occasion les articles du nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2020) : « Brexit, le malheur de rompre ».

« Global Britain » ? (extrait)

[…] Reste que son intégration au sein de l’UE « a permis au Royaume-Uni de transcender son passé de puissance impériale et de se projeter dans un avenir européen » trouvant ainsi « une place dans le monde qui ne dépendait pas de sa grandeur passée ». La revue Politique étrangère publie un dossier sur le Brexit et ses conséquences sur les relations internationales et la nouvelle position du Royaume-Uni dans le jeu des grandes puissances. Stephen Wall rappelle que le pays bénéficiait comme État membre important aux côtés de 27 autres démocraties d’un poids et d’une influence largement supérieurs à sa taille réelle. La Royal Navy comptait seulement 70 vaisseaux en 2015, contre 202 en 1960. Et au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est désormais la France et elle seule qui « pourra se déclarer porte-parole de l’Europe ». Quant aux relations avec les États-Unis, le conseiller diplomatique rappelle que les présidents américains les ont qualifiées de « spéciales » non pas parce qu’ils y croyaient vraiment « mais parce que leurs alliés britanniques ont toujours voulu y croire ». 

« Pour Washington, la valeur de la Grande-Bretagne tenait en grande part à ce qu’elle lui ouvrait un canal direct vers l’Europe. Hors UE, la Grande-Bretagne a, pour Washington un intérêt plus limité. » estiment Adrien Abécassis et Jolyon Howorth (dans un autre article de cette livraison de la revue Politique étrangère). Ils relèvent que les questions de sécurité et de défense ont été largement « ignorées » pendant les négociations du Brexit, si ce n’est par le gouvernement de Theresa May qui, tout en affirmant « son désir de poursuivre une relation militaire profonde et spéciale avec l’UE, laissait d’abord entendre que celle-ci pourrait constituer une monnaie d’échange contre des résultats dans d’autres domaines ». On peut raisonnablement considérer que les intérêts stratégiques du Royaume-Uni resteront liés à ceux de l’Europe, voire – ironie de l’histoire – qu’ils le seront de plus en plus. 

Retrouvez la chronique de Jacques Munier dans son intégralité ici.

Retrouvez le dossier « Brexit, le malheur de rompre », publié dans le n° 4/2020 de Politique étrangère ici.

Le coronavirus amplifie les dérèglements du monde

Dans le hors-série Édition 2021 du Monde, le journaliste Philippe Ricard consacre un article à la situation sanitaire mondiale intitulé « Le coronavirus amplifie les dérèglements du monde ». Il y cite notamment Josep Borrell, auteur de l’article « COVID-19 : le monde d’après est déjà là », publié dans le numéro 2/2020 de Politique étrangère.

[…] Au passage, les États occidentaux prennent conscience de leur grande dépendance envers leurs fournisseurs asiatiques. Pas un gramme de paracétamol n’est plus produit en Europe. Au Japon, comme aux États-Unis et en Europe, il est de nouveau question de relocaliser près des consommateurs certaines activités stratégiques, en particulier la fabrication de médicaments. « Notre intérêt politique est de ne pas trop dépendre des puissances qui peuvent, d’une façon ou d’une autre, nous faire payer un jour le prix de notre dépendance », juge Josep Borrell, le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, dans la revue Politique étrangère (IFRI, été 2020). Pour lui, ajuster la mondialisation pour mieux se protéger ne revient pas à céder au protectionnisme. Un des multiples défis du monde post-Covid, à condition que la planète parvienne à tourner la page aussitôt que possible. […]

Retrouvez l’article de Josep Borrell ici.

Retrouvez le numéro 2/2020 de Politique étrangère ici.

« Londres devra poursuivre une collaboration étroite avec l’UE »

Dans un entretien pour Le Figaro avec le journaliste Arnaud de La Grange, publié le 30 décembre 2020, Jolyon Howorth, coordinateur du dossier spécial Brexit du numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère, revient sur les conséquences de l’accord trouvé.

LE FIGARO. – Malgré l’accord, le Royaume-Uni ne devra-t-il pas à terme retisser une relation particulière avec l’UE, en revenant de facto sur des éléments du divorce ?

Jolyon HOWORTH. – J’estime que le Brexit est une erreur historique fondamentale. Et quelle qu’en soit la forme, le Royaume-Uni ne pourra échapper aux forces historiques et géographiques qui l’arriment à l’Europe. Évidemment, ces réalités, qui imposeront une négociation quasi permanente après le départ britannique de l’UE, peuvent remettre en question certains objectifs fondamentaux du Brexit. Les brexiters ont cherché refuge dans un « modèle canadien », voire un « modèle australien ». On ne peut exclure qu’à terme, le Royaume-Uni risque de se rapprocher du « modèle norvégien », celui-là même que les partisans du divorce rejetaient comme un BRINO (Brexit in Name Only). Boris Johnson s’est trouvé face au dilemme de savoir si le deal en fin de compte négociable valait le coût politique qu’il entraînerait pour le Royaume-Uni. […]

Page 1 of 38

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén