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Revue de presse sur Politque étrangère

Bulletin Quotidien : PE n° 4/2021

Le 23 décembre, Le Bulletin Quotidien a publié une brève consacrée au numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2021), « Politique étrangère : La France à un tournant ? ».

Un numéro exceptionnel de Politique étrangère (vol. 86, n° 4, hiver 2021), dirigée par M. Thierry de Montbrial, membre et ancien président de l’Académie des sciences morales et politiques, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), sur le thème « La France à un tournant ? » vient de paraître.

Le premier dossier porte sur « Europe, sorties de crises ». Face à un monde dont les fondamentaux se redéfinissent, la politique étrangère de la France est elle-même en question. Dans quelles géographies faut-il affirmer sa présence ? A quels défis majeurs faut-il répondre pour survivre dans le monde de demain ? Quel rapport à ce monde redessiner quand se ferment, sur le naufrage afghan, trente années d’interventions extérieures occidentales ?

Les nouveaux champs d’action de la diplomatie suisse

Le 21 décembre dernier, François Nordmann a publié pour Le Temps un article consacré à la diplomatie suisse. Il y cite l’article de Martin Briens et de Thomas Gomart, « Comment préparer 2050 ? De la ‘prévoyance’ à la ‘grande stratégie’ », publié dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2021).

La diplomatie – la défense des intérêts de souveraineté d’un État par la négociation – a depuis longtemps débordé le champ traditionnel de la géopolitique ou du droit international. Elle s’est d’abord élargie à la sphère économique. C’est le premier des grands sujets thématiques dans lesquels la Suisse excelle. Parmi les principales lignes de transformation du système international qu’identifient Thomas Gomart et Martin Briens dans la revue Politique étrangère figurent les contraintes environnementales – avant tout, le dérèglement climatique, objet à la fois de coopération internationale et de compétition interétatique, ainsi que l’accélération technologique et le numérique.

« Sans grande stratégie, l’Europe et la France seront affaiblies en 2050 »

Le 8 décembre dernier pour L’Express Éric Chol et Charles Haquet ont reçu le diplomate Martin Briens et Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, qui ont publié l’article « Comment préparer 2050 ? De la ‘prévoyance’ à la ‘grande stratégie’ », publié dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2021).

Contrairement aux superpuissances américaine et chinoise, qui disposent d’outils de prévision très performants, la France – et l’Europe – ne réfléchissent pas assez à long terme. Si nous voulons préserver notre modèle et rester dans la course technologique, il faut engager dès maintenant ce travail. Au sein de l’État, bien sûr, mais aussi avec les instituts de recherche et les autres acteurs de la vie publique.

L’Express. En France comme en Europe, il y a urgence, dites-vous, à penser le long terme. Mais en sommes-nous encore capables ? 

Martin Briens : Il est aujourd’hui difficile, pour les systèmes démocratiques, de sortir du calendrier électoral. L’action publique s’inscrit dans une instantanéité qui n’a cessé de s’accentuer au fil des années. D’où la nécessité de nous projeter sur une échéance longue, que nous avons fixée à 2050. Pourquoi cette date ? Certains pays – et en premier lieu la Chine – se projettent déjà à cette échéance. Cela parait loin, 2050, c’est une génération, mais en termes de politiques publiques, c’est demain. L’un des intérêts de la réflexion que nous proposons d’ouvrir, c’est que, dans certains domaines comme l’énergie, la décarbonation ou la défense, se projeter à 30 ans nécessite de prendre des décisions dès maintenant. Si nous ne le faisons pas, nous serons affaiblis en 2050.  

Quelle relation franco-allemande après le départ d’Angela Merkel ?

Le 3 novembre dernier sur RFI, dans son émission « Débat du jour », Romain Auzouy a reçu Paul Maurice, chercheur au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri, auteur de l’article « Allemagne/Union européenne, l’héritage ambigu d’Angela Merkel », publié dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2021).

Ce mercredi 3 novembre 2021, a lieu la toute dernière visite de la chancelière sortante Angela Merkel en France. Elle a pour cadre la ville de Beaune, dans l’est de la France, haut lieu viticole. À cette occasion, Angela Merkel se verra remettre par le président français Emmanuel Macron les insignes de Grand’Croix de la Légion d’Honneur. En seize ans de pouvoir, Angela Merkel a connu quatre chefs d’État français. Son départ ouvre une période d’incertitude dans les relations franco-allemandes, d’autant plus dans un contexte d’élection présidentielle française à venir. À quoi faut-il s’attendre avec le successeur annoncé d’Angela Merkel, Olaf Scholz ? Comment les relations franco-allemandes ont-elles évolué ? Constituent-elles toujours le moteur de l’Union européenne ?

Pour en débattre :

– Paul Maurice, chercheur au Comité d’études des Relations franco-allemandes à l’Ifri, auteur de l’article «Allemagne/Union européenne : l’héritage ambigu d’Angela Merkel», paru dans la revue Politique étrangère. 

– Hélène Miard-Delacroix, professeure d’Histoire et de Civilisation de l’Allemagne contemporaine à Sorbonne Université, co-auteur du livre « Ennemis héréditaires ? Un dialogue franco-allemand », éditions Fayard. 

– Marion Gaillard, historienne, spécialiste des questions européennes et des relations franco-allemandes et maître de conférences à Sciences-po et auteur du livre «Union Européenne : institutions et politiques», Éditions documentation française studio.

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(Ré)écoutez le podcast de l’émission ici.

Relisez l’article de Paul Maurice, « Allemagne/Union européenne : l’héritage ambigu d’Angela Merkel » ici

Retrouvez le sommaire complet du numéro d’automne (n° 3/2021) de Politique étrangère ici.

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