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Le triomphe de l’injustice

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, Le triomphe de l’injustice. Richesse, évasion fiscale et démocratie (Le Seuil, 2020, 304 pages).

Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, professeurs d’économie à l’Université de Californie à Berkeley, donnent un aperçu de l’histoire fiscale des États-Unis et analysent le creusement des inégalités depuis l’ère Reagan, signalant ses effets dévastateurs sur la démocratie américaine.

Comment Trump a-t-il changé le monde ?

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Charles-Philippe David et Élisabeth Vallet, Comment Trump a-t-il changé le monde ? (CNRS Éditions, 2020, 144 pages).

Donald Trump a changé le regard des États-Unis sur eux-mêmes, et celui du monde sur les États-Unis : en ce sens, il y aura bien un avant et un après-Trump. Mais a-t‑il créé un monde neuf, radicalement réorienté la stratégie américaine et, compte tenu du poids des États-Unis, l’ensemble des relations internationales ?

Schism: China, America, and the Fracturing of the Global Trading System

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Jean-Christophe Defraigne propose une analyse de l’ouvrage de Paul Blustein, Schism: China, America, and the Fracturing of the Global Trading System (The Centre for International Governance Innovation, 2019, 360 pages).

Paul Blustein, ancien journaliste au Washington Post et au Wall Street Journal, publie un livre qui constitue une synthèse assez complète des relations commerciales sino-américaines et de l’évolution des négociations commerciales multilatérales depuis l’ouverture de la Chine et son accession à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le lecteur trouvera dans cet ouvrage bon nombre de citations intéressantes et d’études de cas de litiges commerciaux. Il y suivra les péripéties de la politique commerciale américaine vis-à-vis de la Chine, mais aussi celles du système multilatéral.

L’Europe après le Brexit

Le 4 janvier dernier, Jacques Munier a consacré sa chronique « Le Journal des idées » sur France Culture au Brexit. Il a notamment cité à cette occasion les articles du nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2020) : « Brexit, le malheur de rompre ».

« Global Britain » ? (extrait)

[…] Reste que son intégration au sein de l’UE « a permis au Royaume-Uni de transcender son passé de puissance impériale et de se projeter dans un avenir européen » trouvant ainsi « une place dans le monde qui ne dépendait pas de sa grandeur passée ». La revue Politique étrangère publie un dossier sur le Brexit et ses conséquences sur les relations internationales et la nouvelle position du Royaume-Uni dans le jeu des grandes puissances. Stephen Wall rappelle que le pays bénéficiait comme État membre important aux côtés de 27 autres démocraties d’un poids et d’une influence largement supérieurs à sa taille réelle. La Royal Navy comptait seulement 70 vaisseaux en 2015, contre 202 en 1960. Et au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est désormais la France et elle seule qui « pourra se déclarer porte-parole de l’Europe ». Quant aux relations avec les États-Unis, le conseiller diplomatique rappelle que les présidents américains les ont qualifiées de « spéciales » non pas parce qu’ils y croyaient vraiment « mais parce que leurs alliés britanniques ont toujours voulu y croire ». 

« Pour Washington, la valeur de la Grande-Bretagne tenait en grande part à ce qu’elle lui ouvrait un canal direct vers l’Europe. Hors UE, la Grande-Bretagne a, pour Washington un intérêt plus limité. » estiment Adrien Abécassis et Jolyon Howorth (dans un autre article de cette livraison de la revue Politique étrangère). Ils relèvent que les questions de sécurité et de défense ont été largement « ignorées » pendant les négociations du Brexit, si ce n’est par le gouvernement de Theresa May qui, tout en affirmant « son désir de poursuivre une relation militaire profonde et spéciale avec l’UE, laissait d’abord entendre que celle-ci pourrait constituer une monnaie d’échange contre des résultats dans d’autres domaines ». On peut raisonnablement considérer que les intérêts stratégiques du Royaume-Uni resteront liés à ceux de l’Europe, voire – ironie de l’histoire – qu’ils le seront de plus en plus. 

Retrouvez la chronique de Jacques Munier dans son intégralité ici.

Retrouvez le dossier « Brexit, le malheur de rompre », publié dans le n° 4/2020 de Politique étrangère ici.

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