Étiquette : autonomie stratégique

Le coronavirus amplifie les dérèglements du monde

Dans le hors-série Édition 2021 du Monde, le journaliste Philippe Ricard consacre un article à la situation sanitaire mondiale intitulé « Le coronavirus amplifie les dérèglements du monde ». Il y cite notamment Josep Borrell, auteur de l’article « COVID-19 : le monde d’après est déjà là », publié dans le numéro 2/2020 de Politique étrangère.

[…] Au passage, les États occidentaux prennent conscience de leur grande dépendance envers leurs fournisseurs asiatiques. Pas un gramme de paracétamol n’est plus produit en Europe. Au Japon, comme aux États-Unis et en Europe, il est de nouveau question de relocaliser près des consommateurs certaines activités stratégiques, en particulier la fabrication de médicaments. « Notre intérêt politique est de ne pas trop dépendre des puissances qui peuvent, d’une façon ou d’une autre, nous faire payer un jour le prix de notre dépendance », juge Josep Borrell, le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, dans la revue Politique étrangère (IFRI, été 2020). Pour lui, ajuster la mondialisation pour mieux se protéger ne revient pas à céder au protectionnisme. Un des multiples défis du monde post-Covid, à condition que la planète parvienne à tourner la page aussitôt que possible. […]

Retrouvez l’article de Josep Borrell ici.

Retrouvez le numéro 2/2020 de Politique étrangère ici.

Résistance et dissuasion. Des origines du programme nucléaire français à nos jours

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère
(n° 3/2019)
. Corentin Brustlein, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Céline Jurgensen et Dominique Mongin, Résistance et dissuasion. Des origines du programme nucléaire français à nos jours (Odile Jacob, 2018, 400 pages).

L’héritage du général de Gaulle demeure, en 2019, un pilier de la politique étrangère et de la stratégie de défense de la France. Comme objet politique, cet héritage alimente des controverses récurrentes autour des décisions de politique étrangère de chaque gouvernement français : qu’il s’agisse de la réintégration des structures de commandement militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ou de la guerre en Libye, le caractère supposément gaullien de chaque décision est interrogé. Aussi fréquentes qu’elles puissent être, ces polémiques ne sauraient toutefois faire oublier les influences durables exercées par un socle conceptuel plaçant l’indépendance politique et l’autonomie stratégique au-dessus de tout autre considération.

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén