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Brazil: The Harder They Fall

This article is the English version of : Joao Augusto de Castro Neves and Bruno Reis, « Brésil : plus dure sera la chute », published in Politique étrangère, Vol. 81, Issue 3, 2016.

Brazil is experiencing one of the worst political and economic crises in its recent history – and certainly the worst since the return of democracy in the mid-1980s. Darling of the new global economic order for much of the last decade, Brazil has fallen off the pedestal of punditry in the past few years. Broadly speaking, this bout of pessimism is partly due to the recurrent habit among international relations pundits and market commentators of viewing the world in terms of an inexorable – and even faster – power transition among major powers (or major markets). Until recently the BRICS were construed as the building block of a new global order and a good place to put your money. Now, following the ebb and flow of the financial markets, it appears it is time for other acronyms to have their fifteen minutes in the spotlight.

La naissance au Brésil d’une nouvelle puissance mondiale

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Jacques Lambert, intitulé « La naissance au Brésil d’une nouvelle puissance mondiale », et publié dans le numéro 2/1946 de Politique étrangère.

La littérature française sur le Brésil est abondante et de haute qualité ; il est facile, à travers cette littérature, de suivre l’évolution du Brésil et d’en mesurer les progrès. Périodiquement, des Français ont dressé de ce pays de véritables inventaires. Pour le Brésil impérial, qui reste, dans une grande mesure, un Brésil colonial, il n’est rien de plus précis que les récits de voyage publiés par Saint-Hilaire dans la première moitié du XIXe siècle. En 1 909, Pierre Denis trace, dans Le Brésil du XXe siècle, le portrait scrupuleusement exact d’un grand pays agricole dont la prospérité fragile est encore liée a l’exportation du café. En 1941, enfin, René Courtin, dans Le Problème de la civilisation économique au Brésil, décrit un Brésil complexe et hésitant, difficile à juger, dans lequel l’industrie prend une place fort importante, sans toutefois être déjà prépondérante.

La politique étrangère d’une société primitive, par Claude Lévi-Strauss (1949)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un texte de Claude Lévi-Strauss, intitulé « La politique étrangère d’une société primitive », publié dans Politique étrangère en 1949. Il  y analyse le rapport à l’étranger de différentes tribus, dont les Nambikwara du Brésil, connus des lecteurs de Tristes tropiques (1955). Ces tribus ne se caractérisent pas par une « agressivité innée » et coopèrent de différentes manières – notamment par des systèmes de dons qui s’apparentent à du commerce – avec des éléments externes, que ce soit des membres d’autres tribus ou des Occidentaux.

Le sujet du présent article présente, dans son énoncé même, quelque chose de paradoxal. Nous ne pensons pas spontanément qu’une société primitive, ou du moins cet ensemble d’une extraordinaire diversité que nous groupons, de façon un peu maladroite, sous ce vocable qui ne signifie ‘pas grand chose’, puisse avoir une politique étrangère. La raison en est que les sociétés primitives, ou prétendues telles, nous apparaissent comme des sortes de conservatoires, des musées vivants ; de façon plus ou moins consciente, nous n’imaginons pas qu’elles auraient pu préserver des genres de vie archaïque ou fort éloignés des nôtres propres, si elles n’étaient restées comme autant de petits mondes clos, complètement isolés de tous les contacts avec l’extérieur. C’est seulement dans la mesure où elles représenteraient des expériences isolées du reste de l’univers social qu’elles pourraient prétendre au titre de « sociétés primitives ».

Géopolitique de l’Amazonie

Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article du numéro de printemps 2020 de Politique étrangère (n°1/2020) – disponible dès la semaine prochaine – que vous avez choisi d'(é)lire : « Géopolitique de l’Amazonie », écrit par Ombelyne Dagicour.

Les incendies qui ont ravagé l’Amazonie en 2019 ont mis en lumière les difficultés d’une conciliation entre exigences environnementales et économiques dans ces territoires. « Poumon de la Terre », la forêt amazonienne s’étend sur plus de 7,5 millions de km² et constitue un réservoir unique de biodiversité1. Plus grand système hydrographique au monde, le bassin amazonien concentre également 20 % des réserves d’eau douce. Alors que le réchauffement climatique s’accélère, l’énorme stock de carbone contenu par la forêt amazonienne menace d’être libéré sous l’effet d’une déforestation qui tend à augmenter. 90 000 incendies ont été comptabilisés en 2019, soit le plus lourd bilan depuis près d’une décennie. Ils ont suscité une vive émotion internationale, et entraîné la mise en cause du gouvernement brésilien, en particulier de son président Jair Bolsonaro. La forêt amazonienne a déjà perdu 20 % de sa superficie en l’espace de cinquante ans selon le World Wildlife Fund (WWF). La déforestation en Amazonie a désormais presque doublé au Brésil par rapport à 2018, poussant les monocultures commerciales et les activités d’extraction toujours plus loin dans les confins tropicaux2.

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