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Mythologies de l’international, Chantal Delsol (2006)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Chantal Delsol, intitulé « Mythologies de l’international », et publié dans le numéro d’hiver 2006.

Phénomène si avéré, si vivant, la mondialisation finit par engendrer une culture-monde, un cosmos doté d’une logique interne où émergent des valeurs, des finalités, des comportements qui se répondent les uns aux autres. Il s’agit bien d’un monde global, au-dessus des mondes particuliers, construisant ses propres références – qu’il emprunte certes aux cultures sous-jacentes –, mais qui prennent le visage d’une nouvelle entité.

L’ONU survivra-t-elle en 2034 ?, Lakhdar Brahimi et Sonia Marcoux (2006)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Lakhdar Brahimi et Sonia Marcoux, intitulé « L’ONU survivra-t-elle en 2034 ? », et publié dans Politique étrangère en 2006.

Depuis sa création, l’Organisation des Nations unies (ONU) a reflété les dynamiques du système international qui l’entourait. Son statut en 2034 sera donc probablement déterminé par les réalités d’alors : les Nations unies seront ce que leurs membres voudront qu’elles soient. Les relations internationales sont et continueront à être fortement influencées par les grandes puissances : l’ONU évoluera donc d’abord dans les voies sur lesquelles s’accorderont les grandes puissances.

La transmutation du droit international

Le 21 février, Le nouvel Économiste a publié un article, La transmutation du droit international, dans lequel est cité l’article de Philippe Moreau Defarges, ancien chercheur à l’Ifri, « Le droit dans le système international : plus qu’un instrument ? », publié dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2019).

Porté par la multiplication des flux transnationaux, la vivacité des revendications égalitaires et l’émergence d’impératifs planétaires, le mouvement de juridisation-judiciarisation pourrait conduire à une mutation du système international. À l’avenir, ce système pourrait être caractérisé par son hétérogénéité et son instabilité. Le droit joue un rôle central tant dans les opérations les plus sinistres que lors des avancées libératrices. La double dynamique de la « juridisation » – développement et élargissement sans précédent des règles de toutes sortes dans tous les domaines – et de la judiciarisation – multiplication des juridictions internationales de tous types, imbrication croissante des juridictions internes et des juridictions internationales – transforme irréversiblement le système interétatique, contribuant au développement d’une forme de société internationale. Mais, sous la société, la jungle disparaît-elle ?

La Cour pénale internationale sur le banc des accusés

Joël Hubrecht, auteur de l’article «  La Cour pénale internationale pèse-t-elle encore sur l’échiquier mondial ? », paru dans le dernier numéro de Politique étrangère (n°4/2019), Un monde de droit ?, a accepté de répondre à nos questions à l’occasion de son intervention à la conférence « La loi du plus fort ? La place du droit dans les relations internationales », qui aura lieu lundi 27 janvier à 19h, au Centre Pompidou (cycle de conférence « Le monde sur un fil », en partenariat entre l’Ifri et le Centre Pompidou).


© IHEJ.
  • Pourquoi la Cour pénale internationale (CPI) est-elle si critiquée ?

La CPI se retrouve sous le feu des critiques aussi bien par rapport à son bilan relativement médiocre (4 condamnations et 4 acquittements dont ceux particulièrement retentissants de Jean-Pierre Bemba et de Laurent Gbagbo) qu’au niveau de son fonctionnement (durée et illisibilité des procédures, faiblesse de ses enquêtes et orientation de ses poursuites sur les opposants), ou encore à cause des limites de son action (elle est absente de théâtres de guerre majeurs tel que la Syrie ou le Yémen), voire de sa pusillanimité (la décision des juges de bloquer les enquêtes sur le dossier Afghanistan). Cette avalanche de critiques fait écho à d’autres reproches récurrents comme celui d’« afrocentrisme », de faire « deux poids-deux mesures » ou de compliquer les processus de négociations de paix.

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