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L’Europe après le Brexit

Le 4 janvier dernier, Jacques Munier a consacré sa chronique « Le Journal des idées » sur France Culture au Brexit. Il a notamment cité à cette occasion les articles du nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2020) : « Brexit, le malheur de rompre ».

« Global Britain » ? (extrait)

[…] Reste que son intégration au sein de l’UE « a permis au Royaume-Uni de transcender son passé de puissance impériale et de se projeter dans un avenir européen » trouvant ainsi « une place dans le monde qui ne dépendait pas de sa grandeur passée ». La revue Politique étrangère publie un dossier sur le Brexit et ses conséquences sur les relations internationales et la nouvelle position du Royaume-Uni dans le jeu des grandes puissances. Stephen Wall rappelle que le pays bénéficiait comme État membre important aux côtés de 27 autres démocraties d’un poids et d’une influence largement supérieurs à sa taille réelle. La Royal Navy comptait seulement 70 vaisseaux en 2015, contre 202 en 1960. Et au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est désormais la France et elle seule qui « pourra se déclarer porte-parole de l’Europe ». Quant aux relations avec les États-Unis, le conseiller diplomatique rappelle que les présidents américains les ont qualifiées de « spéciales » non pas parce qu’ils y croyaient vraiment « mais parce que leurs alliés britanniques ont toujours voulu y croire ». 

« Pour Washington, la valeur de la Grande-Bretagne tenait en grande part à ce qu’elle lui ouvrait un canal direct vers l’Europe. Hors UE, la Grande-Bretagne a, pour Washington un intérêt plus limité. » estiment Adrien Abécassis et Jolyon Howorth (dans un autre article de cette livraison de la revue Politique étrangère). Ils relèvent que les questions de sécurité et de défense ont été largement « ignorées » pendant les négociations du Brexit, si ce n’est par le gouvernement de Theresa May qui, tout en affirmant « son désir de poursuivre une relation militaire profonde et spéciale avec l’UE, laissait d’abord entendre que celle-ci pourrait constituer une monnaie d’échange contre des résultats dans d’autres domaines ». On peut raisonnablement considérer que les intérêts stratégiques du Royaume-Uni resteront liés à ceux de l’Europe, voire – ironie de l’histoire – qu’ils le seront de plus en plus. 

Retrouvez la chronique de Jacques Munier dans son intégralité ici.

Retrouvez le dossier « Brexit, le malheur de rompre », publié dans le n° 4/2020 de Politique étrangère ici.

Brexit: What Happened? What Is Going to Happen?

This article is the English version of : Jolyon Howorth and Vivien A. Schmidt, « Brexit : Que s’est-il passé ? Que va-t-il se passer ? », published in Politique étrangère, Vol. 81, Issue 4, 2016.

Brexit was, in many ways, an accident waiting to happen. For decades, the British people had been fed a diet of Eurosceptic untruths by a media and a political leadership that never attempted to explain the positive features of the European project. The referendum campaign itself involved one side explaining why the UK should leave the EU, and the other side explaining why it should not leave. The reasons for remaining, the positive aspects of the EU, were lost in the debate. Yet the outcome of this vote could prove immensely consequential both for the UK and for the European Union, as well as for transatlantic relations – and indeed for the liberal international order itself.

L’économie britannique et le marché commun

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Lincoln Steel, intitulé « L’économie britannique et le marché commun », et publié dans le numéro 3/1957 de Politique étrangère.

Avant d’aborder l’étude d’un tel sujet, il est peut-être bon de revenir un peu en arrière, ce qui permettra, je, crois, de mieux se rendre compte du point de vue adopté par la Fédération des Industries et les producteurs britanniques. A l’époque de la conférence de Messine, peu de gens croyaient au Royaume-Uni que le Marché commun aboutirait un jour. Des doutes très sérieux subsistaient quant à la possibilité pour les Six de parvenir à un accord du type de celui qui fut finalement réalisé.

The Technology Trap. Capital, Labour and Power in the Age of Automation

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Jean-Christophe Noël propose une analyse de l’ouvrage de Carl Benedikt Frey, The Technology Trap. Capital, Labour and Power in the Age of Automation (Princeton University Press, 2019, 480 pages).

Carl Benedikt Frey, économiste européen qui dirige le programme sur l’avenir du travail à l’université d’Oxford, s’est fait remarquer en 2013 en publiant avec Michael Osborne The Future of Employment. How Suceptible Are Jobs to Computerisation? Les deux auteurs y prédisaient que 47 % des emplois aux États-Unis pourraient être tenus par des machines dans les prochaines décennies, du fait des futurs progrès dans l’Intelligence artificielle.

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