Étiquette : lutte contre le terrorisme

La Terre de l’insolence

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Marc Hecker, rédacteur en chef de Politique étrangère et directeur des publications de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Nicolas Israël, La Terre de l’insolence. Une anthropologie des conflits  (Les Belles Lettres, 2018, 288 pages).

Nicolas Israël, agrégé et docteur en philosophie, a réalisé au cours des dernières années plusieurs consultances pour des institutions françaises sur la lutte contre le terrorisme et les insurrections. Le rapport qu’il a co-écrit en 2012 sur l’« engagement tribal » est par exemple disponible sur le site du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégiques (CSFRS).

Schengen, « l’un des plus importants fichiers de police au monde »

>> Retrouvez l’article dont est extraite cette citation : « L’Union européenne et la lutte contre le terrorisme », écrit par Séverine Wernert, membre du cabinet de Julian King, commissaire européen chargé de l’Union de la sécurité, dans le numéro d’été 2018 de Politique étrangère (n° 2/2018). < <

L’Union européenne et la lutte contre le terrorisme

Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir l’article du numéro d’été 2018 que vous avez choisi d'(é)lire : « L’Union européenne et la lutte contre le terrorisme », écrit par Séverine Wernert, membre du cabinet de Julian King, commissaire européen chargé de l’Union de la sécurité, et auparavant conseillère diplomatique adjointe au cabinet du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

La sécurité est aujourd’hui la première priorité des citoyens européens. Selon un sondage de l’Eurobaromètre de juin 2016, 82 % des Européens interrogés citent la lutte contre le terrorisme comme l’une des priorités principales pour l’Union européenne (UE). Selon ce même sondage, 83 % des Français interrogés demandent une plus grande action de l’UE en matière de lutte contre le terrorisme.

Relevant du domaine de la Justice et des affaires intérieures, la lutte contre le terrorisme est, selon le traité de Lisbonne, une compétence partagée entre l’UE et ses États membres. L’UE « œuvre pour assurer un niveau élevé de sécurité par des mesures de prévention de la criminalité, du racisme et de la xénophobie ainsi que par la lutte contre ceux-ci par des mesures de coordination et de coopération entre autorités policières et judiciaires et autres autorités compétentes, ainsi que par la reconnaissance mutuelle des décisions judiciaires en matière pénale et, si nécessaire, par le rapprochement des législations pénales ».

Surveillance After Snowden

Cette recension est issue de Politique étrangère (2/2016). Martin Untersinger, journaliste au Monde, propose une analyse de l’ouvrage de David Lyon, Surveillance After Snowden (Cambridge, Polity Press, 2015, 120 pages).

Surveillance after SnowdenVoici maintenant trois ans qu’Edward Snowden a commencé à transmettre à des journalistes des documents secrets issus de la National Security Agency (NSA), leur permettant de mettre au jour le tentaculaire appareil de surveillance mis en place par les États-Unis. Dans ce court livre, le sociologue David Lyon offre une perspective bienvenue sur l’avalanche des informations parues depuis 2013, et un utile panorama des nombreux travaux universitaires sur la surveillance menés aux quatre coins du monde.

Il dégage ici avec succès les caractéristiques principales de la surveillance technologique de masse contemporaine. Elle est d’abord automatique, puisque les moyens techniques font souvent l’économie de l’intervention humaine. Il s’agit davantage, écrit-il d’une « procédure de management routinière » que d’une « sombre conspiration étatique ». La surveillance électronique massive a également, rappelle-t-il, été justifiée par la lutte contre le terrorisme, si bien que les deux termes sont, dans le discours étatique, quasiment devenus synonymes. Lyon note logiquement le glissement des moyens techniques de la surveillance de cette lutte contre le terrorisme vers des secteurs plus traditionnels de la puissance publique, comme la lutte contre la criminalité. Favorisant de fait le rapprochement, dangereux, entre renseignement et law enforcement.

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