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Prévenir la violence djihadiste

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Marc Hecker, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Romain Sèze, Prévenir la violence djihadiste. Les paradoxes d’un modèle sécuritaire (Seuil, 2019, 228 pages).

Romain Sèze est sociologue à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), établissement public administratif placé sous l’autorité du Premier ministre qui entretient des liens étroits avec les ministères de l’Intérieur et de la Justice. Compte tenu de ce positionnement, on pourrait s’attendre à ce que ce chercheur présente sous un jour positif les politiques publiques visant à prévenir la radicalisation et lutter contre le terrorisme. Or il se montre critique, évoquant « le caractère confus, parfois contradictoire et souvent déroutant de cet ensemble d’actions regroupées sous l’expression de “lutte contre la radicalisation” », vilipendant une « logique de bricolage » et pointant du doigt le risque de « faire objectivement le jeu de la propagande djihadiste ».

No Place for Russia

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Barbara Kunz propose une analyse de l’ouvrage de William H. Hill, No Place for Russia: European Security Institutions since 1989 (Columbia University Press, 2018, 536 pages).

William H. Hill, ancien diplomate américain et fin connaisseur de la Russie, décrit l’émergence de l’architecture de sécurité européenne post-guerre froide et la place qu’y occupe la Russie. L’auteur retrace l’évolution des institutions de cette architecture – Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), Union européenne (UE), Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) – et les approches des principaux acteurs étatiques, notamment États-Unis, Russie et pays de l’UE. Constatant dès le départ qu’aucun de ces acteurs n’a su définir le rôle et la place de la Russie dans l’architecture européenne ou euro-atlantique, il cherche à en comprendre les raisons et à décrire les étapes qui ont mené à la situation conflictuelle d’aujourd’hui.

A la recherche de nouvelles formes de sécurité européenne

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L’article « A la recherche de nouvelles formes de sécurité européenne » a été écrit par Pierre Harmel, à l’époque ministre des Affaires étrangères de Belgique, dans le numéro 2/1971 de Politique étrangère.

Si l’on parle beaucoup maintenant de la sécurité européenne et des moyens de l’assurer, il convient sans doute de préciser qu’il s’agit d’une nouvelle forme de paix et de stabilité. La sécurité existe en Europe ; c’est un fait qui a permis au Continent de panser des plaies et d’accéder à un niveau de prospérité jamais égalé. Mais cette sécurité ne nous satisfait pas. Elle est basée sur l’équilibre des blocs militaires, sur l’équilibre de la terreur. Nous aspirons à un système plus humain, plus en rapport avec notre héritage chrétien et humaniste et les lois de la raison et de la justice.

Security and Defense Cooperation in the EU

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Michel Drain propose une analyse de l’ouvrage de Christian Deubner, Security and Defense Cooperation in the EU: A Matter of Utility and Choice (Nomos Verlagsgesellschaft, 2018, 272 pages).

Christian Deubner, membre d’un groupe de réflexion commun au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Ifri et à la Fondation Genshagen, publie un bilan critique des politiques de sécurité et de défense de l’Union européenne (UE) jusqu’en 2017.

Il s’en tient aux orientations fixées en décembre 2016 par l’UE pour mettre en œuvre la « stratégie globale » de juin 2016, sans examiner les mesures adoptées depuis lors. Il parvient néanmoins à définir certains des obstacles fondamentaux qui ont, jusqu’à présent, empêché l’émergence d’une Europe plus autonome dans la gestion de sa propre sécurité.

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