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Taliban Narratives: The Use and Power of Stories in the Afghanistan Conflict

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Gilles Dorronsoro propose une analyse de l’ouvrage de Thomas H. Johnson, Taliban Narratives: The Use and Power of Stories in the Afghanistan Conflict (Oxford University Press, 2018, 336 pages).

La défaite occidentale face aux talibans a suscité, et suscitera encore, nombre de récits et de tentatives d’explications. Le livre de Thomas H. Johnson sur la propagande de l’insurrection et des États-Unis dans la guerre est la vision d’un praticien, avec les avantages et les limites de l’exercice. Après un premier chapitre théorique, l’auteur analyse les formes de la propagande des talibans à partir de ses différents supports puis, malheureusement plus brièvement, celle de la coalition.

Où va l’Afghanistan ?

Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en cette rentrée l’article du numéro d’hiver 2018-2019 – disponible dès demain – que vous avez choisi d'(é)lire : « Où va l’Afghanistan ? », écrit par Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), et chercheur senior à Asia Centre.

Derrière la tragique litanie des attentats et la multiplication des initiatives appelant à un dialogue inter-afghan pour sortir le pays d’une suite de guerres ouverte voici bientôt quarante ans, où va l’Afghanistan ? Quatre ans après l’arrivée au pouvoir d’Ashraf Ghani, l’incertitude prévaut sur tous les plans : sécuritaire, politique, et économique. Pour autant, le régime affaibli ne s’effondre pas, et les talibans ne peuvent garder plus de quelques jours les rares capitales provinciales qu’ils tentent de conquérir, telles Kunduz en 2015 et Ghazni en 2018. Cet apparent enlisement ne doit toutefois pas faire penser que rien ne bouge : la société afghane s’éveille, les talibans s’interrogent sur la ligne à suivre, et l’apparition des émules de Daech mobilise Russes et Chinois, qui entendent prendre la main pour contrer la menace, tandis que l’administration Trump parle aux talibans. Alors que le pays s’enfonce dans la crise, un nouveau Grand Jeu se dessine, sans claires perspectives de paix.

Drone de guerre

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Olivier Louis propose une analyse de l’ouvrage de Guillaume Lavallée, Drone de guerre. Visages du Pakistan dans la tourmente (Les éditions du Boréal, 2017, 208 pages).

Le sous-titre décrit bien le contenu du livre. L’auteur a sélectionné un certain nombre de personnalités représentatives pour des interviews approfondies. Les personnes interrogées viennent des quatre provinces du Pakistan : le Khyber Pakhtunkhwa, le Panjab, le Baloutchistan et le Sindh, et les interviews, en général passionnantes, éclairent d’une lumière sombre des aspects souvent méconnus des multiples crises que traverse ce pays.

Le Pakistan et l’Afghanistan : paradoxes d’une stratégie

À lire ci-dessous : l’article d’Adrien Schu, “Le Pakistan et l’Afghanistan : paradoxes d’une stratégie”, paru dans Politique étrangère 1/2013.
Disponible ici en français (texte intégral en PDF).

Résumé : Le Pakistan soutient des groupes insurgés en Afghanistan pour rompre les liens entre New Dehli et Kaboul et pour s’assurer d’une profondeur stratégique dans un éventuel conflit avec l’Inde. Pour ce faire, Islamabad accepte une certaine porosité de sa frontière afghane et prend ainsi le risque de réévaluer la contestation de la ligne Durand : Kaboul l’a en effet toujours dénoncée comme un héritage de la colonisation, alors que les Talibans, pour leur part, ont toujours refusé de la légitimer.

Couv PE 1-2013 HD petit formatDepuis 1974, le Pakistan mène une politique de soutien à des groupes insurgés en Afghanistan. Cette politique a pour objectif premier de rompre la proximité entre Kaboul et New Delhi afin d’éliminer le risque d’un double front en cas de guerre avec l’Inde et de garantir aux Pakistanais une « profondeur stratégique ». Elle vise aussi à préserver l’intégrité du Pakistan, menacée par la contestation de la frontière pakistano-afghane, appelée ligne Durand[1].

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