« Pourquoi l’Algérie ne parvient pas à se réformer ? »

Le 6 novembre dernier, le dossier sur l’Algérie paru dans le dernier numéro de Politique étrangère (3/2015) a fait l’objet de la chronique « Idées & Débats : la revue du jour » dans le journal Les Échos.

00-logo-lesechos« LE PROPOS

Fascinante en même temps que désespérante. Pleine de ressources mais tragiquement immobile : dans son dernier numéro, la revue Politique étrangère consacre un excellent dossier à l’Algérie, incapable encore aujourd’hui de sortir de la double impasse que constituent « son pouvoir militaro-sécuritaire » et sa « rente pétro-gazière », dont elle se sert pour acheter la paix sociale au lieu d’investir dans le rayonnement économique et culturel auquel pourrait légitimement aspirer cette grande puissance africaine.

L’INTÉRÊT

Un régime politique bloqué, une société – notamment les plus jeunes – désabusée, une montée de l’intégrisme religieux depuis le reflux de l’islamisme politique de masse des années 1990 : tel est le tableau, bien sombre, que dressent les auteurs d’un pays comme figé avant les inévitables changements qu’il va devoir adopter pour se sortir de l’ornière. Parmi les drames qui étreignent ce pays, il y a ce paradoxe d’une richesse dont il ne sait que faire, ces 730 milliards de dollars de revenus extérieurs engrangés entre 2000 et 2014 « dont près des trois quarts ont été recyclés dans la dépense publique », calcule la revue. Une inertie due au clientélisme, « le » mal algérien dont le pays n’a su se défaire depuis toutes ces années. À quand le réveil de l’Algérie ? »

D. Fo.

Article publié dans Les Échos, 6-7 novembre 2015, p.11.

 

Ce contenu a été publié dans La presse parle de PE, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire