
Lisez l’article de Roman Kuzniar ici.
Retrouvez le sommaire du numéro 2/2022 de Politique étrangère ici.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2022 de Politique étrangère (n° 2/2022). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Anthea Roberts et Nicolas Lamp, Six Faces of Globalization: Who Wins, Who Loses, and Why it Matters (Harvard University Press, 2021, 400 pages).

Anthea Roberts, professeure à l’Université nationale australienne, et Nicolas Lamp, professeur à la Queen’s University dans l’Ontario, analysent avec une remarquable intelligence les diverses formes de contestation de la globalisation observées ces dernières années.
La première moitié de l’ouvrage présente les six principales visions de la globalisation qui ont façonné aussi bien les débats politiques nationaux que les relations internationales. Le premier corpus intellectuel est celui de l’establishment (incarné par les institutions financières internationales, l’Union européenne et les penseurs néolibéraux), pour lequel la mondialisation est un système gagnant-gagnant. La deuxième vision est celle des populistes de gauche (comprenant entre autres Bernie Sanders et le parti espagnol Podemos), qui considèrent que la globalisation a accru les inégalités au sein des pays industrialisés.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2022 de Politique étrangère (n° 2/2022). Mathilde Velliet, chercheuse au Programme Géopolitique des technologies de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Jacob Helberg, The Wires of War: Technology and the Global Struggle for Power (Simon & Schuster, 2021, 384 pages).

Dans la lignée de nombreux travaux américains sur la « nouvelle guerre froide » entre États-Unis et Chine, l’ouvrage de Jacob Helberg alerte sur la « guerre grise » (Grey War) en cours, véritable « affrontement mondial entre démocraties et autocraties » dont les armes sont principalement technologiques.
La « guerre grise » se joue sur deux fronts. Tout d’abord la couche numérique d’internet (applications logicielles, réseaux sociaux, plateformes d’informations…) pour la maîtrise de l’information. À la lumière de son expérience chez Google (2016-2020), Helberg détaille les processus de fabrication, amplification et blanchiment de fausses informations par certains pays autoritaires (en particulier la Russie), et les réponses de Google pour entraver ces stratégies de désinformation.
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