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Partisans et centurions. Une histoire de la guerre irrégulière au XXe siècle

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Rémy Hémez,  propose une analyse de l’ouvrage d’Élie Tenenbaum, chercheur et coordonnateur du Laboratoire de Recherche sur la Défense (LRD) à l’Ifri, Partisans et centurions. Une histoire de la guerre irrégulière au XXe siècle (Perrin, 2018, 528 pages). Cet ouvrage a été récompensé par le prix Émile Perreau-Saussine en mai 2019.

En publiant une version remaniée de sa thèse de doctorat, Élie Tenenbaum, coordonnateur du Laboratoire de Recherche sur la Défense (LRD) de l’Ifri, nous plonge dans une passionnante histoire de la guerre irrégulière. Il définit cette forme de guerre comme prenant le contre-pied de la modernité occidentale : « Là où la guerre régulière met en avant la puissance de feu et les formations linéaires, la guerre irrégulière lui préfère la mobilité, le combat de tirailleurs et la guérilla » ; elle mêle combattants et non-combattants, ne respecte pas un ordre international fondé sur les États, et ses partisans ont une motivation politique qui les distingue des soldats.

Gagner la guerre est plus facile que faire la paix

Le 3 juin dernier, Le Monde a consacré un article signé Marc Semo sur la guerre et la paix. Il cite à cette occasion le dossier « Sorties de guerres », publié dans le numéro d’automne 2018 de Politique étrangère (n° 3/2018), et en particulier l’article de Corentin Brustlein, « La victoire aujourd’hui, de l’évanescence au dépassement ».

En Afghanistan, en Irak ou en Libye, des conflits armés ont été menés au nom de la paix, sans parvenir à une situation stable. Dans un monde multipolaire, la communauté internationale mesure plus que jamais la difficulté de sa consolidation.

Elle est toujours fragile et toujours menacée, aussi difficile à construire qu’à préserver. « La paix est comme un rêve suspendu », aimait à rappeler le défunt secrétaire général des Nations unies – et Prix Nobel de la paix – Kofi Annan. Une phrase lancée quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, qui marquèrent la fin des illusions iréniques sur l’après-guerre froide. Ce fut le début d’une longue séquence d’interventions armées occidentales pour lutter contre le terrorisme et « de guerres au nom de l’humanité », terrible oxymore analysé par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (Irsem), dans Les Guerres au nom de l’humanité (éd. PUF, 2012), un livre devenu un classique. Ce sujet sera au cœur des débats du Forum mondial Normandie pour la Paix, qui se tiendra les 4 et 5 juin à Caen, et dont Le Monde est partenaire.

Afrique : le tango démocratique

Le 11 juin, L’Express a consacré un article signé Vincent Hugeux au dossier « La démocratie en Afrique : tours et détours », publié dans le numéro d’été 2019 de Politique étrangère (n° 2/2019). Il cite en particulier l’article de Victor Magnani et Thierry Vircoulon, « Vers un retour de l’autoritarisme en Afrique ? ».

« Simulacres électoraux, restaurations autoritaires, asservissement des institutions : seule l’exigence citoyenne peut affranchir le continent de ces archaïsmes régressifs.

Un panel de haut-vol pour une question tout à la fois rituelle et brûlante :
« Où en est la démocratie en Afrique ? » Tel était l’intitulé de la conférence-débat organisée le 7 juin à Paris par l’Institut français des relations internationales (Ifri), qui souffle cette année ses quarante bougies.

A la tribune, le Sud-Africain Greg Mills, directeur de la Brenthurst Foundation, l’ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo, l’ex-ministre des Finances du Zimbabwe Tendai Biti et Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri et africaniste aguerri. On doit aux trois premiers nommés l’essentiel d’un essai paru récemment, en VF, sous le titre un rien volontariste de Oui, la démocratie marche.

Geopolitics of Artificial Intelligence

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère
(n° 2/2019)
. Julien Nocetti, chercheur spécialiste des questions numériques à l’Ifri, propose une analyse croisée des ouvrages de Abishur Prakash, Geopolitics of Artificial Intelligence (2018) et Kai-Fu Lee, AI Superpowers: China, Silicon Valley, and the New World Order (Houghton Mifflin Harcourt, 2018).

Le message porté par les auteurs de ces deux ouvrages est similaire : l’Intelligence artificielle (IA) s’apprête à refaçonner l’ordre mondial né de la Seconde Guerre mondiale.

Ingénieur reconnu et expert de l’IA, ancien responsable de Google en Chine, aujourd’hui investisseur, Kai-Fu Lee avance que la Chine s’est lancée dans une démarche implacable de leadership dans la plupart des disciplines de l’IA. Il relève que les États-Unis et la Chine ont pris une avance considérable dans ce secteur, au point que la technologie participe d’un début de re-bipolarisation des relations internationales, entre la volonté des États-Unis de maintenir leur suprématie technologique, et l’ambition de Pékin de défier et surpasser cette primauté.

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