Sur Les Reflets du Temps, Martine L. Petauton livre son analyse du numéro d’automne de Politique étrangère.
Riche numéro de rentrée que celui-ci ! Inauguré par un brillant éditorial présentant l’état du monde après l’été mouvementé, s’il en fût, en géopolitique. Constat difficile : « rôle nouveau de la force, pouvoir illusoire des anciennes puissances, décalage des institutions internationales ». Survivre ? « un forum, intermédiaire entre le G redevenu 7, et le G 20 ; restaurer le concept de sécurité régionale, observer les quatre espaces sensibles que sont l’Europe après la crise russo-ukrainienne, le Moyen Orient, toujours, l’Afrique et l’Asie ».
Au moins quatre arrêts, selon moi, s’imposent dans cette revue d’automne ; en regrettant tout ce qui aurait pu en mériter d’autres.
Pour le lecteur français, cet ouvrage présente deux intérêts majeurs : il montre que les problèmes du marché du travail américain sont très proches de ceux du marché du travail français ; et, bizarrement, il traite du cas américain sans s’intéresser, sauf de façon marginale, à la situation des pays européens et aux analyses qu’ont pu produire les chercheurs de notre continent.
Le 18 septembre 2014, les Écossais ont refusé à 55,3 % d’engager un processus qui aurait pu leur permettre d’accéder à l’indépendance dans les deux ans. En 2013, Keith Dixon avait pronostiqué ce résultat
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