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Syrie, quel enjeu pour la Russie ? – 3 questions à Frédéric Pichon

Frédéric Pichon, docteur en histoire contemporaine et diplômé d’arabe, membre de l’équipe Monde arabe et Méditerranée de l’université François Rabelais à Tours, a publié un article intitulé « La Syrie, quel enjeu pour la Russie ? » dans le no 1/2013 de Politique étrangère. Il répond à trois questions, en exclusivité pour politique-etrangere.com.

00-F-PichonPourquoi la Russie soutient-elle le régime de Bachar el-Assad ?
La position de la Russie est souvent caricaturée en ce qui concerne le dossier syrien. Les Russes répètent qu’en Syrie, ils ne défendent pas des intérêts mais des principes. Or cette affirmation n’est pas dénuée de sens.
En effet, les contrats d’armement qu’honore la Russie peuvent être considérés à juste titre comme à fonds perdus.

L’économie israélienne, du dirigisme au libéralisme – 3 questions à Jacques Bendelac

Jacques Bendelac, directeur de recherche à l’Institut israélien de sécurité sociale, a publié un article intitulé « L’économie israélienne dans tous ses états » dans le no 1/2013 de Politique étrangère. Il répond à trois questions, en exclusivité pour politique-etrangere.com.

L’environnement géopolitique d’Israël est très instable. Pourtant, l’économie israélienne est florissante. Comment expliquer ce paradoxe ?

Couv PE 1-2013 HD petit formatLa géopolitique régionale n’a que très peu d’influence sur l’économie israélienne.
Entouré d’ennemis et isolé dans un environnement hostile depuis 65 ans, Israël a très tôt renoncé à entretenir des relations régionales pour se tourner vers les autres continents : le commerce régional ne remplit donc qu’une place marginale dans l’économie d’Israël. C’est ainsi qu’en 2012, l’Europe absorbait 31 % des exportations israéliennes, les États-Unis 24 % et l’Asie 21 %.
Parmi ses voisins immédiats, Israël entretient un commerce marginal avec l’Égypte (qui est même devenu négligeable depuis la rupture des approvisionnements de gaz à partir de 2011) et avec la Jordanie ; quant à l’union douanière qui existe entre Israël et les Territoires palestiniens, elle profite essentiellement aux produits israéliens alors que les autorités israéliennes freinent la libre circulation des marchandises palestiniennes. En revanche, la Turquie était toujours le sixième partenaire commercial d’Israël en 2012, malgré un refroidissement des relations politiques entre les deux gouvernements.

La “dégauchisation” d’Israël : 3 questions à Samy Cohen

Samy CohenSamy Cohen, directeur de recherche au CERI (Sciences Po), publiera un article sur l’évolution de la scène politique israélienne dans le n° 1/2013 de Politique étrangère. En attendant la parution de cet article, il répond à trois questions, en exclusivité pour politique-etrangere.com.

Dans votre article, vous soutenez que, contrairement à ce qu’on pense souvent, la société israélienne s’est moins “droitisée” que “dégauchisée”. Comment expliquez-vous cette évolution ?

La notion de “droitisation” renvoie d’une part à un déplacement des voix aux élections à la Knesset des partis politiques de gauche vers ceux de droite et d’autre part à l’adhésion aux “valeurs de la droite”. L’acception dominante en Israël fait de la question du conflit israélo-palestinien le principal facteur de distinction entre la gauche et la droite. Il séparerait “colombes”, partisans d’un compromis territorial avec les Palestiniens, et “faucons”, opposés à une telle option.

Sahel : quels scénarios pour une sortie de crise ? – 3 questions à Mathieu Pellerin

Mathieu Pellerin a rédigé un article pour Politique étrangère 4/2012 intitulé “Le Sahel et la contagion libyenne”. La situation évoluant très rapidement au Sahel, nous lui avons demandé une actualisation de son article. Voici l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder pour www.politique-etrangere.com. Mathieu Pellerin est chercheur associé au programme Afrique subsaharienne de l’Ifri.

Quels ont été les développements les plus marquants de la crise sahélienne depuis la rédaction de votre article pour Politique étrangère ?

Couv PE 4-2012_finalLe Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a été défait militairement à Menaka et à Léré et ne contrôle désormais plus aucune ville importante. La présence du groupe est résiduelle et limitée à quelques groupes de combattants en brousse. Toutefois, si les islamistes contrôlent d’une main de fer l’ensemble du Nord, la situation reste très volatile et soumise à des retournements rapides et violents.

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