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Russie-Ukraine : la guerre hybride

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Jérémy Denieulle propose une analyse de l’ouvrage de Sébastien Abis, Arthur Portier et Thierry Pouch, Russie-Ukraine : la guerre hybride. Aux racines agricoles d’un bouleversement mondial (Armand Colin, 2026, 192 pages).

Sébastien Abis (directeur du Club Demeter), Arthur Portier (analyste des marchés agricoles chez Argus Media) et Thierry Pouch (économiste aux Chambres d’agriculture de France), trois auteurs qui connaissent intimement les questions agricoles et alimentaires, formulent un pari simple : on  ne peut comprendre la guerre russo-ukrainienne en ignorant sa dimension agricole, trop souvent reléguée à l’arrière-plan des analyses stratégiques. Russie-Ukraine : la guerre hybride ne propose pas une histoire du conflit assortie d’un chapitre agricole, mais une lecture de la guerre par les grains, les engrais, les silos et les routes d’exportation.

[CITATION] Syrie : après Assad, le piège du conflit permanent

Retrouvez l’article de Fabrice Balanche ici.

Découvrez le sommaire du numéro 2/2025 de Politique étrangère ici.

[Citation] Mer Noire : rivalités et enjeux de sécurité européenne

Lisez l’article de Florent Marciacq ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 3/2024 de Politique étrangère ici.

How to Fight a War

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2023 de Politique étrangère (n° 4/2023). Léo Péria-Peigné, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Mike Martin, How to Fight a War (Hurst, 2023, 272 pages).

How to Fight a War se veut un manuel pratique à destination d’un décideur militaire, décomposant phase par phase la préparation, la planification et la réalisation d’une opération, tout en détaillant les spécificités liées à chaque milieu. Mike Martin commence par insister sur la nécessité absolue de disposer d’une stratégie réaliste et cohérente, adaptée non aux conflits souhaités mais aux conflits craints. Cette stratégie doit s’appuyer sur un triptyque invariant de buts, de méthodes et de moyens permettant sa concrétisation et, in fine, l’imposition de ses propres objectifs à l’adversaire. Il détaille ensuite le rôle du renseignement, de la logistique, de l’entraînement et du moral : quatre phases préparatoires indispensables à toute opération, quel qu’en soit le milieu. Il s’attarde ensuite brièvement sur ceux-ci, des trois milieux classiques (terre, mer, air) aux plus récents (espace, informationnel et cyber). Un passage est aussi dédié à la spécificité des armes dites « NRBC » (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) pour mettre en valeur le rapport souvent ambigu entre leur potentielle efficacité et l’aspect immoral de leur usage. Enfin, le dernier chapitre est consacré à la conduite de l’opération, entre préparation du terrain, phases d’attaque, de défense et de manœuvre.

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