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Kurdistan(s)

Nous vous invitons à relire le dossier « Kurdistan(s) » publié dans le numéro d’été 2014 (PE n° 2/2014) qui éclaire avec recul la complexe problématique kurde, au moment où celle-ci se pose de façon de plus en plus précise.

Relisez notamment :

« […] Victimes de l’histoire, ou d’eux-mêmes ? La vitalité de la poussée identitaire kurde attire aujourd’hui l’attention sur une diversité qui, en réalité, a toujours été porteuse de divisions. […] La projection d’une identité kurde commune doit beaucoup au travail de leur diaspora européenne, longtemps structurée autour du noyau des Kurdes de Turquie, majoritaires. Les dynamiques politiques aujourd’hui à l’oeuvre sur les terres d’origine des Kurdes posent à terme l’inévitable question de l’organisation politique globale et du leadership de la communauté. Reste à comprendre si les Kurdes souhaitent aujourd’hui avoir leur propre État, ou s’ils veulent plutôt trouver avec les États existants des arrangements politiques et sociaux viables, permettant de dépasser définitivement le négationnisme identitaire pratiqué jusqu’ici. »

Turquie et Kurdistan(s)

Suite aux récentes violences qui touchent la Turquie, avec notamment l’attentat qui a eu lieu mercredi 17 février dernier à Ankara, nous vous invitons à relire le dossier sur la Turquie et le(s) Kurdistan(s) du Politique étrangère n°2/2014, à commencer par l’introduction de Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine à l’Ifri.

Cover_2-2014ok« En novembre 2013 le maître de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, recevait avec les honneurs Massoud Barzani, président du Gouvernement régional du Kurdistan (GRK) irakien, à Diyarbakır, « capitale » kurde de Turquie. Le même Barzani, qui tient efficacement tête au gouvernement de Bagdad, était quelques mois plus tôt à Paris le héros d’une campagne d’affichage vantant le Kurdistan irakien comme « îlot de stabilité au Moyen-Orient ». Au même moment, d’autres Kurdes commençaient à découper en Syrie des enclaves pacifiques en marge de la guerre civile, combattant au passage des groupes djihadistes craints de tous. En Iran même, les guérilleros du Parti de la vie libre au Kurdistan (Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê, PJAK), cousins du Parti des travailleurs du Kurdistan (Partiya Karkerên Kurdistan, PKK), semblent hésiter sur la tactique à privilégier face à la répression des mollahs.

Ces instantanés révèlent une réalité inattendue : le Moyen-Orient vit aujourd’hui un moment kurde. Éternels oubliés de l’histoire, les Kurdes s’imposent partout sur la carte régionale, et pas comme on les attendait. À rebours de l’imagerie bien ancrée du peshmerga et de l’activisme révolutionnaire, ils font désormais beaucoup de politique, et leur quête de respectabilité contraste avec les errements de régimes qui les ont réprimés pendant des décennies.

« Kurdistan(s) » : rencontre le mercredi 22/10 à l’IReMMO

Cover_2-2014okÀ l’occasion du dossier « Kurdistan(s) » paru dans le numéro d’été de la revue Politique étrangère, une rencontre est organisée le mercredi 22 octobre à 18h30, avec :

Dorothée Schmid, spécialiste des politiques européennes en Méditerranée et au Moyen-Orient, elle dirige le programme « Turquie contemporaine » de l’Ifri depuis 2008 (coordonnatrice du dossier « Kurdistan(s) »).

Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’EHESS et auteur de Histoire de la Turquie contemporaine (La Découverte, 2004, 2007), et de Histoire de la Turquie de l’Empire à nos jours (Tallandier, 2013).

Introduction et modération : Dominique David, rédacteur en chef de la revue Politique étrangère.

 

Inscription : infos@iremmo.org / Participation : 8 et 5€ (tarif réduit : étudiant et demandeur d’emploi)

IReMMO 5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris (M° Maubert Mutualité)

La Formation de la nation kurde en Turquie

YilmazCette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (2/2014). Florence Deliancourt propose une analyse de l’ouvrage de Özcan Yilmaz, La Formation de la nation kurde en Turquie (PUF, 2013, 272 pages).

S’il existe aujourd’hui une littérature abondante sur la nation kurde, l’ouvrage d’Özcan Yilmaz apporte un éclairage original sur le long processus de formation de la conscience nationale de ce « peuple sans État ». Récompensé par le prix Pierre du Bois 2012 pour la meilleure thèse en histoire et politique internationale de l’Institut de Genève, ce livre est le résultat d’un travail de longue haleine. En s’inspirant de la théorie de la « formation des petites nations » de Miroslav Hroch, qui étudie les différentes phases au cours desquelles un mouvement national permet de transformer un « groupe ethnique non dominant » en une véritable nation, l’auteur se propose d’appliquer ce modèle de formation des nations européennes au processus national kurde.

L’émergence d’une conscience nationale propre est le résultat d’une longue évolution historique et d’une structuration identitaire reposant sur trois composantes nécessaires : politique, sociale et culturelle-linguistique. L’auteur décrit ici le cheminement du processus national kurde fragmenté théorisé par Hroch, en distinguant trois phases.

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