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GAFA : reprenons le pouvoir !

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021). Julien Nocetti propose une analyse de l’ouvrage de Joëlle Toledano, GAFA : reprenons le pouvoir ! (Odile Jacob, 2020, 192 pages).

L’essai de Joëlle Toledano questionne le rôle des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) dans la sphère politique et économique mondiale, et propose des pistes de réflexion pour se libérer de leur emprise sur nos économies. Voici vingt ans, Google et Amazon étaient des start-ups, Facebook n’existait pas et Apple entamait avec le retour de Steve Jobs sa deuxième vie. Deux décennies plus tard, les GAFA font partie des entreprises les plus puissantes du monde, et la crise du coronavirus les a encore renforcées. La pandémie a en effet constitué une incontestable aubaine pour les grandes plateformes numériques, au point qu’elles figurent désormais au cœur des rapports de puissance.

Affaires privées

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021). Julien Nocetti propose une analyse de l’ouvrage de Christophe Masutti, Affaires privées. Aux sources du capitalisme de surveillance (C&F Éditions, 2020, 480 pages).

Christophe Masutti allie le regard de l’historien, l’expérience du praticien et la démarche militante dans cette somme sur la surveillance numérique et la vie privée en ligne : universitaire, hacktiviste et administrateur du réseau Framasoft dédié au logiciel libre, l’auteur s’approprie, autant qu’il déconstruit, le concept de « capitalisme de surveillance ».

A la trace. Enquête sur les nouveaux territoires de la surveillance

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020).
Julien Nocetti, chercheur associé au Centre Russie/NEI de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage d’Olivier Tesquet
, A la trace. Enquête sur les nouveaux territoires de la surveillance (Premier Parallèle, 2020, 256 pages).

Le COVID-19 donne une acuité particulière à cet essai qui décortique la progression des dispositifs de surveillance numérique dans nos sociétés. Au nom de la lutte contre cette maladie, certains États ont développé leur utilisation des technologies de surveillance pour suivre des individus, voire des populations entières. Au-delà de contextes locaux divers – Chine, Grande-Bretagne, Corée du Sud, France… – ce qui est en question est la surveillance (et son acceptabilité sociale), et plus largement la chaîne de décisions publiques dans laquelle elle s’inscrit. Quels choix économiques ou politiques pourraient être pris sur la base de ces données ?

Twitter et les gaz lacrymogènes

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020). Julien Nocetti propose une analyse de l’ouvrage de Zeynep Tufekci, Twitter et les gaz lacrymogènes. Forces et fragilités de la contestation connectée (C&F Editions, 2019, 432 pages).

Voici près de dix ans, les soulèvements du monde arabe suscitaient les louanges des observateurs sur les « révolutions Facebook », qui dressaient un parallèle entre révolte technologique et émancipation politique. Cet excès de technophilie avait été suivi d’un reflux, s’appuyant notamment sur les analyses d’Evgeny Morozov dans The Net Delusion: The Dark Side of Internet Freedom (PublicAffairs, 2012). Au fur et à mesure que les régimes autoritaires recouraient aux outils numériques à des fins de surveillance et de répression, l’approche pessimiste devait l’emporter, reléguant à l’arrière-plan les travaux faisant le lien entre les mobilisations et internet.

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