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The Hacker and the State: Cyber Attacks and the New Normal of Geopolitics

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020). Jean-Baptiste Florant propose une analyse de l’ouvrage de Ben Buchanan, The Hacker and the State: Cyber Attacks and the New Normal of Geopolitics (Harvard University Press, 2020, 432 pages).

Après The Cybersecurity Dilemma. Hacking, Trust, and Fear Between Nations en 2017 (Hurst), Ben Buchanan, professeur assistant à l’université de Georgetown, propose un nouvel ouvrage consacré à la compétition stratégique à laquelle se livrent les États dans le cyberespace. Il s’agit d’une lutte sans merci – mais située sous le seuil de l’agression –, dont l’objectif est d’obtenir la supériorité numérique.

Of Privacy and Power: The Transatlantic Struggle over Freedom and Security

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère
(n° 3/2019)
. Julien Nocetti, spécialiste des questions numériques à l’Ifri, propose une analyse croisée des ouvrages de Henry Farrell et Abraham Newman, Of Privacy and Power: The Transatlantic Struggle over Freedom and Security (Princeton University Press, 2019), Shoshanna Zuboff, The Age of Surveillance Capitalism. The Fight for a Human Future at the New Frontier of Power (PublicAffairs, 2019) et Amaël Cattaruzza, Géopolitique des données numériques. Pouvoir et conflits à l’heure du Big Data (Le Cavalier Bleu, 2019).

Pour l’expertise en relations internationales, le sujet des données est particulièrement malléable et stimulant. Les données numériques représentent tout à la fois un enjeu de sécurité et de souveraineté pour les États, un enjeu démocratique pour les populations (à travers la question des données personnelles) et un enjeu fondamental de création de valeur pour les entreprises. Début 2018, l’affaire Cambridge Analytica s’était précisément située au croisement de ces différents enjeux, venant rappeler, d’une part, les capacités de riposte des États dans la sphère numérique et, d’autre part, que la vie privée de millions d’individus pèse peu face aux stratégies commerciales des grands acteurs de l’économie numérique. Les trois ouvrages présentés ici abordent, chacun à leur manière, les défis que fait peser l’exploitation toujours plus exponentielle des données en politique internationale, pour la relation transatlantique, et pour l’avenir du capitalisme.

La Cyberdéfense

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Jean-Christophe Noël, chercheur associé à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Stéphane Taillat, Amaël Cattaruzza et Didier Danet, La Cyberdéfense. Politique de l’espace numérique (Armand Colin, 2018, 256 pages).

La Cyberdéfense. Politique de l’espace numérique est un livre écrit sous la direction de trois chercheurs du pôle « Mutations des conflits » du Centre de recherche des écoles de Coëtquidan (CREC Saint-Cyr). Stéphane Taillat, Amaël Cattaruzza et Didier Danet sont respectivement spécialisés dans l’histoire et les relations internationales, la géographie et les sciences en gestion. Ils ont profité de leur complémentarité et ont su s’entourer pour cet ouvrage de spécialistes français de la cyberdéfense, afin de présenter de manière exhaustive les enjeux de défense liés à l’émergence de ce nouveau milieu artificiel.

Cyber. La guerre permanente

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Marc Hecker,  rédacteur en chef de Politique étrangère et chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Jean-Louis Gergorin et Léo Isaac-Dognin, Cyber. La guerre permanente (Éditions du Cerf, 2018, 322 pages).

La thèse défendue par Jean-Louis Gergorin – ancien vice-président d’EADS – et Léo Isaac-Dognin – consultant en transformation numérique – s’exprime clairement dans le titre de l’ouvrage : le cyberespace est le théâtre d’une guerre permanente. Les auteurs prennent ainsi le contre-pied du titre d’un ouvrage de Thomas Rid publié en 2013 : Cyber War Will Not Take Place. Comme Thomas Rid, ils étudient plus spécifiquement trois composantes de la guerre : l’espionnage, le sabotage et la subversion. Mais ils ne définissent pas la cyberguerre de la même manière.

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