Auteur/autrice : Politique Etrangère Page 241 of 610

Turquie, la grande fuite en avant

Le 19 janvier dernier, Jacques Munier dans sa chronique « Le Journal des idées » sur France Culture a consacré son émission à la Turquie. Il cite à cette occasion l’article de Jana Jabbour, « La Turquie, une puissance émergente qui n’a pas les moyens de ses ambitions », publié dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020).

Le communiqué, publié le 3 janvier par le corps enseignant, résume la situation : « Pour la première fois depuis le régime militaire de 1980, un administrateur non élu et n’appartenant pas au corps enseignant de l’université a été nommé recteur ». Et de dénoncer « des pratiques anti-démocratiques qui vont s’aggravant sans cesse depuis 2016 ». L’université du Bosphore à Istanbul, première université de Turquie, est classée parmi les 500 meilleurs établissements dans le monde. Dans Libération, le philosophe Étienne Balibar et Zeynep Gambetti – ancienne professeure dans cette université – soulignent sa tradition d’autonomie, de liberté scientifique et de respect des valeurs démocratiques. Ils rappellent par exemple la tenue en son sein d’un colloque international sur la situation des Arméniens dans l’Empire ottoman d’avant 1915, qui lui avait valu les foudres des nationalistes et des conservateurs. […]

The Reality Game

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Julien Nocetti propose une analyse de l’ouvrage de Samuel Woolley, The Reality Game: How the Next Wave of Technology Will Break the Truth (PublicAffairs, 2020, 272 pages).

Les études sur la propagande et la désinformation sont traversées de nombreux chausse-trappes et néologismes. Dans The Reality Game, il n’est pas question de fake news ; pour l’auteur, l’expression, ultra-malléable, serait devenue un outil de diffusion massive des fausses informations elles-mêmes. Dans la foulée de travaux récents, Samuel Woolley, à la fois universitaire et think tanker, privilégie le terme de computational propaganda, qu’il estime refléter plus fidèlement les mutations technologiques en cours. Celle-ci consiste en la combinaison des usages des réseaux sociaux, des métadonnées (big data) et d’algorithmes d’Intelligence artificielle (IA) dans l’objectif de manipuler l’opinion publique.

[CITATION] La Turquie : une puissance émergente qui n’a pas les moyens de ses ambitions

Accédez à l’article de Jana Jabbour ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 4/2020 de Politique étrangère ici.

Qui ruse gagne. Une anthologie de la tromperie guerrière

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Patrick Manificat, Qui ruse gagne. Une anthologie de la tromperie guerrière  (Histoire et Collections, 2020, 272 pages).

Officier ayant servi dans plusieurs unités parachutistes et de forces spéciales, le général Manificat se penche ici sur les ruses de guerre. Soulignons d’abord l’intérêt de la démarche. Alors que les stratagèmes sont présents à toutes les époques et dans toutes les cultures, il existe finalement assez peu d’ouvrages récents en français sur le sujet. Parmi les rares exceptions, citons celui de Jean-Vincent Holeindre, La Ruse et la Force, paru en 2017, et qui a fait l’objet d’une recension dans Politique étrangère (n° 2/2017, p. 199-200). Patrick Manificat propose un recueil de stratagèmes avec une ambition précise : participer au renouveau de l’usage de la ruse alors que les conflits pourraient être de plus en plus symétriques.

Page 241 of 610

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén