Étiquette : Croissance économique Page 1 of 3

L’économie politique du populisme

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2026 de Politique étrangère (n° 3/2026). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage d’Alexandre Chirat, Gilles Ivaldi et Émilie Sartre, L’économie politique du populisme (La Découverte, 2026, 128 pages).

Le politiste Gilles Ivaldi et les économistes Émilie Sartre et Alexandre Chirat présentent une étude approfondie et subtile du populisme à travers le monde. Ils identifient six approches théoriques. L’approche idéationnelle définit le populisme comme une « idéologie fine », capable d’absorber des idéologies solidement établies. L’école socioculturelle appréhende le phénomène à travers son pouvoir de mobilisation sociale. L’analyse politico-stratégique se focalise sur l’action d’un leader charismatique. L’approche économique considère comme populistes les politiques macroéconomiques négligeant les contraintes extérieures. L’approche discursive examine la conflictualisation des identités politiques. Enfin, l’analyse généalogique voit le populisme comme une réaction plébéienne survenant en période de crise.

[CITATION] Les économies du Sud global à l’heure chinoise

Lisez l’article de Norbert Gaillard ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 4/2023 de Politique étrangère ici.

PE n° 4/2023 est disponible en librairie !

Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2023) est disponible ! Au sommaire, un dossier sur la rivalité du Sud global vs. l’Occident, suivi d’un contrechamps sur les minerais critiques. Au-delà de ces articles, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : les conséquences de la guerre d’Ukraine sur l’économie russe ainsi que sur les multinationales, les crises économiques de l’Égypte, l’inflation en France et aux États-Unis, la fragilité du modèle économique indien, l’importance de « l’or bleu » en Iran et en Afghanistan… Rendez-vous chez votre libraire pour découvrir tous ces nouveaux articles !

2023 a vu se multiplier les forums amplifiants, de plus en plus, la voix d’un « Sud global ». Pour contradictoires et divisés qu’ils soient, ces forums (BRICS+, OCS, G20, groupe des 77, sommet des Nouvelles routes de la soie…) expriment de nouveaux rapports de force, et surtout de nouvelles diplomaties, refusant l’alignement sur les puissances hier dominantes et privilégiant les intérêts d’États. Un nouveau monde se dessine, aux contours mouvants, encore incertains.

Capitalisme

Cette recension constitue la note de tête du dossier « Lectures » du numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020). L’économiste Norbert Gaillard y propose une analyse croisée de trois ouvrages : Michel Aglietta (dir.), Capitalisme. Le temps des ruptures (Odile Jacob, 2019, 592 pages) ; Thomas Kalinowski, Why International Cooperation is Failing: How the Clash of Capitalism Undermines the Regulation of Finance (Oxford University Press, 2019, 304 pages) ; Branko Milanovic, Capitalism, Alone: The Future of the System that Rules the World (Harvard University Press, 2019, 304 pages).

Les travaux remettant en cause le capitalisme ont foisonné depuis la récession de 2007-2009. L’examen de ces publications permet d’identifier dix dérives de notre système économique : la logique antagoniste du capitalisme, l’accroissement des inégalités, le spectre d’un pouvoir ploutocratique, le manque d’éthique de certaines élites, la constitution de rentes, le poids exorbitant de la finance, l’évasion fiscale, l’instabilité des marchés financiers, les politiques monétaires expansionnistes, et enfin l’insoutenabilité du régime de croissance.

Page 1 of 3

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén