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Russia and America: The Asymmetric Rivalry

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020).
Maxime Danielou propose une analyse de l’ouvrage d’Andrei P. Tsygankov, Russia and America: The Asymmetric Rivalry (Polity Press, 2019, 272 pages).

Professeur à l’université de San Francisco, Andrei Tsygankov a publié plusieurs ouvrages sur la politique étrangère russe, son rapport avec l’Occident et la perception de la Russie aux États-Unis. Celui-ci constitue une synthèse actualisée de ses précédents écrits. Il s’agit d’une analyse des relations russo-américaines dans les secteurs et aires géographiques où les intérêts des deux États se rencontrent, et souvent s’opposent. Bien qu’une importante partie du propos soit consacrée à la période suivant l’élection de Donald Trump, la réflexion s’inscrit dans un temps plus long, à compter de la chute de l’Union soviétique.

Interview de Laurence Nardon

Auteure de l’article « Quelle politique étrangère américaine après 2020 ? », paru dans le numéro d’été de Politique étrangère (2/2020)Laurence Nardon, responsable du Programme Amérique du Nord de l’Ifri, répond en vidéo à 3 questions, en exclusivité pour politique-etrangere.com.

Retrouvez l’article de Laurence Nardon ici.

Retrouvez le sommaire du numéro d’été de Politique étrangère ici.

The Age of Illusions: How America Squandered Its Cold War Victory

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2020). Laurence Nardon, responsable du Programme Amérique du Nord à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Andrew BacevichThe Age of Illusions: How America Squandered Its Cold War Victory (Metropolitan Books, 2020, 256 pages).

Aux yeux d’Andrew Bacevich, deux consensus politiques différents, chacun décliné sous les angles de l’économie, de la politique étrangère et de la moralité individuelle, se sont succédé à Washington depuis 1945.

Le premier – celui de la guerre froide – est fondé sur une forte mobilité sociale pour les classes moyennes dans un contexte de prospérité ; sur une présence militaire américaine forte dans le monde, justifiée par la menace soviétique ; enfin une morale stricte, appuyée d’une pratique religieuse soutenue et d’une domination des « mâles blancs hétérosexuels ».

Cisjordanie : embarras dans les chancelleries arabes et européennes

Le 14 juin, Libération a publié un article, Cisjordanie : l’embarras des chancelleries arabes et européennes, dans lequel est cité l’article d’Elisabeth Marteu, « Les pays du Golfe et Israël : une convergence d’intérêts ? », publié dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n° 1/2020).

Si de nombreux pays de la Ligue arabe ou de l’Union européenne désapprouvent le projet de Nétanyahou, peu ont les moyens diplomatiques de l’exprimer au grand jour, et encore moins de concert.

Même s’ils continuent de soutenir la solution à deux Etats dans le respect des résolutions de l’ONU, ni les pays arabes ni l’Europe n’ont les moyens de s’opposer à l’annexion par Israël de pans de la Cisjordanie. Car, tout contraire qu’il soit au droit international, ce projet est le premier fruit du plan Trump pour la paix au Proche-Orient. Par crainte de compromettre leurs relations compliquées, mais nécessaires, avec Washington, Arabes et Européens réaffirment leur position de principe et alertent les Israéliens des risques de dégradation de leurs relations de coopération.

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