Jeudi 18 juin, la librairie La 25e Heure, située 8 place du Général Beuret, à Paris, a accueilli la rencontre-débat autour du dossier « La Russie, une puissance faible ? », publié dans le numéro d’été (2/2015) de la revue Politique étrangère.

Une fois encore, le public est venu nombreux à cette rencontre pendant laquelle ont été analysés les attributs de la puissance russe, ses limites et son évolution depuis le début de la crise en Ukraine. De nombreuses questions politiques, économiques, diplomatiques, militaires et sociétales liées à la Russie ont été évoquées.
La thèse : La Russie est-elle capable d’avoir une « grande stratégie » ? Certes, écrit Thomas Gomart dans « Politique étrangère », le conflit ukrainien a révélé la capacité et le savoir-faire de Moscou en matière politico-diplomatique. Et la Russie reste l’une des rares puissances à pouvoir le faire. Pourtant, affirme le directeur de l’Institut français des relations internationales, cette puissance a une limite. Elle est capable en Ukraine de mener une « guerre limitée », mais cette guerre apparaît comme « anachronique » comparée à ce que devrait faire la Russie pour s’adapter à la mondialisation. D’une certaine façon, Vladimir Poutine a renoué avec la stratégie de la « puissance pauvre » : jouer le prestige à l’international contre la modernisation intérieure.
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