La Russie ou la limite de la puissance

Jacques Hubert-Rodier, éditorialiste diplomatique pour Les Échos, consacre la chronique « La Revue du jour »  au nouveau numéro de Politique étrangère.

Les echosLa thèse : La Russie est-elle capable d’avoir une « grande stratégie » ? Certes, écrit Thomas Gomart dans « Politique étrangère », le conflit ukrainien a révélé la capacité et le savoir-faire de Moscou en matière politico-diplomatique. Et la Russie reste l’une des rares puissances à pouvoir le faire. Pourtant, affirme le directeur de l’Institut français des relations internationales, cette puissance a une limite. Elle est capable en Ukraine de mener une « guerre limitée », mais cette guerre apparaît comme « anachronique » comparée à ce que devrait faire la Russie pour s’adapter à la mondialisation. D’une certaine façon, Vladimir Poutine a renoué avec la stratégie de la « puissance pauvre » : jouer le prestige à l’international contre la modernisation intérieure.

L’intérêt : Que faire de la Russie ? Est-elle de retour sur les traces de l’Union soviétique ? On en est loin. Ce dossier consacré à la Russie répond à un certain nombre de questions. Car la réalité est complexe. Mais, finalement, la Russie de Poutine est à la recherche de son identité. Et le président russe a fait un pari : celui d’une « logique non économique » provoquant paradoxalement une crise économique.

La citation :« Quelles que soient les qualités des diplomaties européenne et américaine, le retour à la normalisation des relations avec la Russie risque de se faire attendre. » (Tatiana Kastouéva-Jean, Centre Russie/NEI).

 

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