Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, présente le numéro 2/2014 de la revue.
Étiquette : Union européenne Page 51 of 61
Le numéro 2/2014 de Politique étrangère, consacré à l’Ukraine et au Kurdistan, vient de paraître ! Il est disponible en librairie et sur le site de la Documentation Française.
Avec son numéro 2/2014, Politique étrangère inaugure sa nouvelle rubrique Contrechamps, qui entend confronter les visions divergentes d’enjeux très présents. Ici la crise ukrainienne. Ce qui prélude peut-être à un bouleversement des rapports politiques en Europe est passé au crible d’une expérience ukrainienne, d’un point de vue russe, d’une analyse européenne. Convergences et divergences des discours plantent ainsi le décor des longs dialogues qui s’ouvrent sur l’avenir de l’Ukraine et du continent.
Au Moyen-Orient, les déstabilisations sont volcaniques, faites à la fois d’évolutions de très long terme et d’éruptions peu prévues : révolutions arabes, imbroglio irakien, guerre civile syrienne, affrontement chiites/sunnites, évolution du régime turc, infini blocage israélo-palestinien… La question kurde témoigne dans ce contexte d’évolutions souterraines mais capitales : Politique étrangère lui consacre le dossier de ce numéro. Autonomie de fait en Irak, négociations cahotiques en Turquie, attitude ambiguë du régime en Syrie, parthénogenèse incessante des partis et projets kurdes : autant d’éléments qui redéfinissent les données d’un très ancien problème, dans le cadre d’une recomposition sans doute radicale de la région – pour le meilleur ou pour le pire ?
Cette recension est issue de Politique étrangère (4/2013). Yves Gounin propose une analyse de l’ouvrage de Maxime Lefebvre – La construction de l’Europe et l’avenir des nations (Paris, Armand Colin, 2013, 208 pages).
Aux États-Unis, franchir les revolvings doors qui séparent la politique du monde de la recherche est monnaie courante. Ce genre de parcours est beaucoup moins fréquent en France. Quelques chercheurs sont devenus diplomates ; quelques rares diplomates ont abandonné le Quai d’Orsay pour la recherche. Mais dans un cas comme dans l’autre, ces changements d’état s’effectuent d’ordinaire sans espoir de retour. Maxime Lefebvre a réussi à concilier une carrière de diplomate (il est aujourd’hui représentant permanent de la France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE]) et d’universitaire (avant son départ pour Vienne, il était professeur à Sciences Po).
En février 2012, il a soutenu une thèse de doctorat en science politique sur travaux dont il publie une version remaniée. La position qu’il y défend est d’une grande clarté : la construction européenne ne se fera pas contre mais avec les nations. Si l’on regarde vers le passé, elle ne peut être comprise sans qu’on prenne en compte leur diversité et leurs identités : le jacobinisme français, le Sonderweg allemand, l’insularité britannique… Regardant vers l’avenir, elle ne peut conduire, du moins à courte échéance, à la réalisation d’un vaste ensemble fédéral mais plutôt, comme l’avait prophétisé Jacques Delors, à une « fédération d’États-nations », combinant « un véritable lien fédéral et l’existence de nations restées distinctes ».
Jacques Munier présente dans L’Essai et la revue du jour PE 4/2013 et son dossier d’actualité avant les élections européennes, Les États d’Europe peuvent-ils éclater ?
Le sommaire du dossier « Les États d’Europe peuvent-ils éclater ? » :
Les dynamiques d’éclatement dans l’UE : casse-tête juridique, défi politique Yves Gounin
Belgique : stop ou encore ? Entre fédéralisme, confédéralisme et séparatisme Christian de Visscher et Vincent Laborderie
La marche de la Catalogne vers l’autodétermination
Carles Boix et J.C. Major
Le pari risqué des nationalistes écossais : l’indépendance ou rien ?
Keith Dixon
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