Auteur/autrice : Politique Etrangère Page 338 of 611

No Place for Russia

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Barbara Kunz propose une analyse de l’ouvrage de William H. Hill, No Place for Russia: European Security Institutions since 1989 (Columbia University Press, 2018, 536 pages).

William H. Hill, ancien diplomate américain et fin connaisseur de la Russie, décrit l’émergence de l’architecture de sécurité européenne post-guerre froide et la place qu’y occupe la Russie. L’auteur retrace l’évolution des institutions de cette architecture – Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), Union européenne (UE), Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) – et les approches des principaux acteurs étatiques, notamment États-Unis, Russie et pays de l’UE. Constatant dès le départ qu’aucun de ces acteurs n’a su définir le rôle et la place de la Russie dans l’architecture européenne ou euro-atlantique, il cherche à en comprendre les raisons et à décrire les étapes qui ont mené à la situation conflictuelle d’aujourd’hui.

Terres, pouvoirs et conflits

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Philippe Chalmin propose une analyse de l’ouvrage de Pierre Blanc, Terres, pouvoirs et conflits. Une agro-histoire du monde (Presses de Sciences Po, 2018, 384 pages).

La plupart des ouvrages traitant des questions agricoles s’attachent à l’analyse des politiques, du Farm Bill à la Politique agricole commune (PAC), ignorant souvent la question fondamentale du foncier. Certes, les économistes du développement se sont intéressés aux « réformes agraires » mais en les traitant en général comme un simple chapitre des périodes de décolonisation et de révolutions.

A la recherche de nouvelles formes de sécurité européenne

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L’article « A la recherche de nouvelles formes de sécurité européenne » a été écrit par Pierre Harmel, à l’époque ministre des Affaires étrangères de Belgique, dans le numéro 2/1971 de Politique étrangère.

Si l’on parle beaucoup maintenant de la sécurité européenne et des moyens de l’assurer, il convient sans doute de préciser qu’il s’agit d’une nouvelle forme de paix et de stabilité. La sécurité existe en Europe ; c’est un fait qui a permis au Continent de panser des plaies et d’accéder à un niveau de prospérité jamais égalé. Mais cette sécurité ne nous satisfait pas. Elle est basée sur l’équilibre des blocs militaires, sur l’équilibre de la terreur. Nous aspirons à un système plus humain, plus en rapport avec notre héritage chrétien et humaniste et les lois de la raison et de la justice.

Becoming a European Homegrown Jihadist

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Myriam Benraad propose une analyse de l’ouvrage de Bart Schuurman, Becoming a European Homegrown Jihadist: A Multilevel Analysis of Involvment in the Dutch Hofstadgroup, 2002-2005 (Amsterdam University Press, 2018, 272 pages).

L’assassinat du réalisateur Theo van Gogh le 2 novembre 2004 peut paraître lointain. Il hante pourtant la mémoire néerlandaise. Ce meurtre plane sur chaque nouvelle attaque terroriste aux Pays-Bas (comme celle de la gare d’Amsterdam d’août 2018), même déjouée par les autorités (un « attentat majeur » à Arnhem, fin septembre). Il nous rappelle combien la violence djihadiste trouve un terreau fertile en Europe, et même dans un pays certes moins touché ces dernières années mais néanmoins soumis aux mêmes menaces que ses voisins.

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