Nous avons le plaisir de vous offrir l’article d’Alain Lamassoure paru dans le dossier « Le Royaume-Uni et l’Europe : in or out ? » du numéro de printemps 2015 de Politique étrangère.
Pourquoi donc l’Europe est-elle devenue le seul sujet qui fasse perdre aux Anglais leur humour légendaire ?
Le malentendu originel
Il faudrait les talents réunis de William Shakespeare et de Molière, ou ceux d’Oscar Wilde et de Georges Feydeau pour décrire le vaudeville des relations entre le Royaume-Uni et le continent depuis le discours fondateur de Robert Schuman, le 9 mai 1950. Quand le très anglophile Jean Monnet l’y invite, Londres rejette les avances du pool charbon-acier, puis celles du Marché commun, et suscite même la création d’une organisation rivale. Quand, pragmatique, le Royaume-Uni reconnaît ensuite son échec et frappe à la porte de Bruxelles, de Gaulle lui claque celle-ci au nez. Deux fois. À peine les Anglais sont-ils enfin entrés qu’une nouvelle majorité est élue à Westminster sur le projet d’un référendum de sortie de la Communauté économique européenne (CEE) : dans sa sagesse, le peuple britannique rejette cette première tentative de Brexit. Continuer la lecture sur Cairn.info.
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L’ouvrage de Nicolas Beau et Dominique Lagarde, bons connaisseurs de la Tunisie contemporaine, est bienvenu pour rendre compte de la seule expérience réussie des printemps arabes. Les auteurs reviennent dans un premier chapitre sur la journée du 14 janvier 2011 qui a vu la fuite du président Zine El-Abidine Ben Ali, dans des conditions qui conservent une part de mystère. L’ex-dictateur gardait-il l’espoir d’un retour rapide pour rétablir l’ordre ? L’effondrement de l’appareil sécuritaire sur lequel reposait le régime le rend vite impossible.
Lee Kuan Yew, père fondateur et parrain intègre de la République de Singapour, dont le PNB par habitant, sous son égide, est passé de 400 dollars en 1959 à 30 000 dollars en 1999, nous donne le second volume de ses mémoires deux ans après le premier, qui s’arrêtait en 1965. L’auteur poursuit son récit jusqu’en l’an 2000 sous le titre Du Tiers monde au premier, résumant de façon justifiée les progrès accomplis.
Comme l’ouvrage collectif qu’il avait dirigé en 2000 (Le Pakistan, Fayard), il faut saluer Le Syndrome pakistanais de Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique et ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po, l’un de nos meilleurs spécialistes de l’Asie du Sud : ce livre d’un très grand intérêt sera à son tour un ouvrage de référence.
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