Étiquette : Communication Page 1 of 2

Diplomatie chinoise : de l’«esprit combattant» au «loup guerrier»

Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article du numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021) – disponible dès lundi 8 mars – que vous avez choisi d'(é)lire : « Diplomatie chinoise : de l’ « esprit combattant » au « loup guerrier » », écrit par Marc Julienne, chercheur au Centre Asie de l’Ifri, et Sophie Hanck, assistante de recherche au Centre Asie de l’Ifri.

Le développement de l’épidémie du COVID-19 début 2020 a placé la Chine sous les projecteurs : à la crise sanitaire interne s’est ajoutée celle de son image extérieure. Les nombreux doutes quant au nombre d’infections et de décès quotidiens, l’absence de transparence de l’enquête sur l’origine du virus, le retard volontaire pris entre le 14 et le 20 janvier pour déclarer la transmission interhumaine du virus, puis la pression exercée sur l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour retarder la déclaration de l’Urgence de santé publique de portée internationale au 30 janvier, ont suscité critiques et suspicions. Dans ce contexte, nombre de diplomates chinois, à Pékin et dans le monde, sont sortis de leur réserve habituelle pour défendre haut et fort le discours officiel.

L’État islamique pris aux mots

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Philippe Bannier propose une analyse de l’ouvrage de Myriam Benraad, L’État islamique pris aux mots (Armand Colin, 2017, 192 pages).

Dans cet ouvrage, Myriam Benraad choisit une approche encore peu étudiée dans la littérature scientifique francophone pour comprendre l’État islamique (EI) : l’idéologie. Son étude s’appuie sur une analyse fine des supports de propagande de l’organisation, qu’il s’agisse des revues Dabiq, Dar al-Islam ou Rome, ou des vidéos et publications diffusées par ses organes de propagande. Dès lors, ce livre se présente comme une contribution à la compréhension de l’idéologie du groupe djihadiste, alors que les acteurs de la lutte antiterroriste ont pris conscience de l’importance de cette dimension comme complément à la réponse militaire.

Guerre, armée et communication

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Éric Letonturier, Guerre, armée et communication (CNRS Éditions, 2017, 216 pages).

Cet ouvrage collectif se concentre plus particulièrement sur l’impact de la révolution numérique et des réseaux sociaux sur l’institution militaire et le fait guerrier. Il n’est pas possible de revenir ici sur toutes les contributions. Nous en évoquerons quelques-unes, parmi les plus marquantes.

André Thiéblemont, dans une partie particulièrement intéressante pour les non-initiés, s’intéresse aux phénomènes de communication en zone de combat. Il explique notamment l’enjeu que représente la transmission des ordres. Cette transmission se voit bouleversée au moment où les réseaux numériques permettent de passer d’un système strictement pyramidal à une diffusion horizontale.

Les fins d’internet

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (1/2015). Camille Vaziaga propose une analyse de l’ouvrage de Boris Beaude, Les fins d’internet  (Limoges, FYP Éditions, 2014, 96 pages).

beaude_fins internetDans l’ouvrage de Boris Beaude, chercheur au laboratoire Chôros de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, « les fins d’internet » désignent aussi bien les finalités qui ont conduit à la naissance de l’internet comme réseau ouvert et décentralisé, que la mise à mort de ses fondements sous la pression de sa commercialisation, des failles sécuritaires et de la régulation étatique.

À sa création, l’internet porte en lui les attentes de chercheurs qui perçoivent la Seconde Guerre mondiale comme le résultat, pour partie, d’un système de communication inefficient.

Page 1 of 2

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén