Étiquette : Europe Page 38 of 55

L’avenir des relations entre les nations de l’Europe occidentale

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, nous vous proposons de lire « l’archive de la semaine ». En cette semaine de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, découvrez un article publié peu après la victoire du 8 mai 1945.

* * *

« L’avenir des relations entre les nations de l’Europe occidentale » est tiré d’un exposé qui a été énoncé par Barbara Ward , journaliste britannique, au Centre d’Études de Politique étrangère le 6 juillet 1945, et qui fut publié en août 1945 dans le numéro 1/1945 de Politique étrangère.

Nécessité d’une entente

L’expérience de ces quatre années prouve la nécessité d’un rapprochement entre les nations de l’Europe occidentale pour des raisons stratégiques et économiques. Il ne s’agit que de trouver les méthodes.

Pour pouvoir se défendre efficacement, les nations occidentales doivent adopter un plan commun ; il ne faut pas répéter, une fois encore, les erreurs stratégiques de 1940, dont l’exemple le plus tragique fut celui de la Hollande et de la Belgique qui nous ont appelés à leur secours le jour même où l’ennemi se trouvait à la frontière. Dans la guerre moderne, si on attend jusqu’à la dernière minute pour organiser la défense, on n’organise rien du tout. Pour nous, Anglais, depuis que de nouveaux engins de guerre franchissent la Manche, il est d’un grand intérêt de nous mettre d’accord avec nos voisins et d’élaborer avec eux une mise au point définitive des plans de défense nationale.

Ce qui a particulièrement retenu l’attention de mon journal, The Economist, ce sont les énormes avantages économiques d’une pareille entente.

La Grande-Bretagne et l’Europe

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

* * *

L’article « La Grande-Bretagne et l’Europe » a été écrit par Mario Levi, et publié dans le numéro 3/1969 de Politique étrangère.

Aux yeux d’un grand nombre de commentateurs, le départ du général de Gaulle a levé le principal obstacle politique à l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun. Et il y a tout lieu de penser qu’avant la fin de l’année les négociations relatives à la candidature britannique vont reprendre entre les Six et le gouvernement de Londres.

The New Geopolitics of Natural Gas

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre Énergie de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Agnia Grigas , The New Geopolitics of Natural Gas (Harvard University Press, 2017, 416 pages).

Cet ouvrage arrive en principe à point nommé : les marchés du gaz naturel connaissent des bouleversements profonds depuis que les États-Unis sont en passe de devenir l’un des premiers exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, tout comme l’Australie. Les fournisseurs traditionnels, Russie ou Qatar, font face à l’arrivée de nouveaux concurrents transformant des marchés jusqu’alors très régionaux en un marché de plus en plus global. Mais l’analyse laisse une place prépondérante à l’offre tandis que les bouleversements liés à la demande sont négligés.

Diplomatie et « relations internationales » au Moyen Âge

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Philippe Contamine propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Jean-Marie Moeglin et Stéphane Péquignot , Diplomatie et « relations internationales » au Moyen Âge (IXe-XVe siècle) (PUF, 2017, 1 112 pages).

Si l’on s’arrête à la seule histoire européenne, l’opinion commune voudrait que la diplomatie, dans ses formes actuelles, n’ait réellement pris naissance qu’au XVIIe siècle, les traités de Westphalie (1648) jouant un rôle de référence. Le premier mérite des auteurs est ici de montrer que la période médiévale, depuis le démembrement de l’empire carolingien et l’émergence consécutive des royaumes, des principautés et des cités-États, a connu d’authentiques « relations internationales », dans la guerre comme dans la paix. Autrement dit, en dépit de l’enchevêtrement des vassalités et des fidélités, des rapports existaient de puissance à puissance ne ressortissant pas aux affaires intérieures. Ainsi, il fallut longtemps aux rois de France pour imposer dans l’étendue de leur royaume le monopole de la diplomatie légitime, complémentaire du monopole de la violence légitime. Quant au pape et à l’empereur, ils furent toujours incapables, malgré leurs prétentions, d’être des juges suprêmes au sein de la chrétienté. À des degrés divers, celle-ci fut toujours politiquement divisée.

Page 38 of 55

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén