Dans le cadre de l’Académie de Berlin réunie à l’ambassade, M. François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, a prononcé le 10 septembre 2020 un discours sur la situation actuelle : « La France et l’Allemagne face aux défis de la crise en Europe ». Il a cité à cette occasion l’article de Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, publié dans le nouveau numéro de Politique étrangère(n° 3/2020) : « L’Europe, par-delà le COVID-19 ».
Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2020). Éric-André Martin, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa), propose une analyse de l’ouvrage d’Anu Bradford, The Brussels Effect: How the European Union Rules the World (Oxford University Press, 2020, 424 pages).
Anu Bradford revisite, actualise et réhabilite la puissance normative de l’Europe. Il fallait pour cela que se conjuguent en une seule personne l’expertise et le recul d’un professeur de droit à l’université de Columbia, et une expérience concrète de la réalité européenne. D’origine finlandaise, Anu Bradford a exercé des responsabilités en Europe, notamment au Parlement européen, au Parlement finlandais, ainsi qu’au conseil d’administration du Fonds finlandais pour l’innovation.
Le 1er septembre, Guillaume Erner a consacré son émission « L’invité(e) des matins » sur France Culture à la crise sanitaire et aux enjeux que cela représentait pour l’Europe. Son invité était Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, qui a notamment écrit dans le numéro de Politique étrangère qui vient de paraître (n° 3/2020) un article intitulé « L’Europe, par-delà le COVID-19 ».
Il y a cinq ans, l’Europe était frappée par une crise migratoire qui l’avait divisée. Aujourd’hui, la liste des dossiers qui attendent le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, fraîchement nominé, est toujours aussi ambitieuse. Au programme, l’harmonisation de la gestion de la crise sanitaire, les négociations sur le Brexit, mais encore la mise en œuvre du plan de relance. Mais dans cette succession de difficultés, les 27 ont aussi réussi à s’entendre de façon inédite, en créant pour la première fois un endettement commun européen pour financer la relance des économies. Et si les épreuves étaient une opportunité pour l’Union Européenne ?
La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire en exclusivité l’article de Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes,« L’Europe, par-delà le COVID-19 », publié dans le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2020), à paraître le 7 septembre. Dans cet article, Clément Beaune pose un diagnostic précis des défauts de l’Europe et indique la marche à suivre afin de redonner du souffle au projet européen.
« Quelques semaines après un accord budgétaire d’une ambition inédite, acté par le Conseil européen le 21 juillet 2020, il serait tentant de dire que le COVID-19 a tout changé dans l’Union européenne (UE), selon le principe savamment répété : « L’Europe n’avance que dans les crises. » Comme tout cliché, cette simplification a du vrai. Le saut d’intégration réalisé avec l’endettement commun de l’Union est l’étape d’intégration européenne la plus importante depuis l’euro ; elle aurait été impossible sans cette crise. Mais il est vrai, surtout, et moins visible, que cette avancée majeure doit beaucoup au retour d’un triangle d’or qui n’avait plus connu pareille vigueur depuis le début des années 1990 : le couple franco-allemand, étroitement associé à une Commission européenne ambitieuse.
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