Le nouveau numéro de Politique étrangère (4-2015) vient de paraître ! Il consacre un dossier à la justice pénale internationale, ainsi que de nombreux articles liés à l’actualité comme les fluctuations du cours du pétrole, les primaires américaines ou encore les modèles de prévention de la radicalisation en Europe.
Née des deux conflits mondiaux, l’idée de justice pénale internationale a mis un demi-siècle à se concrétiser dans des institutions pérennes, et des concepts juridiques indépendants des conjonctures de crises. Le tribunal pour l’ex-Yougoslavie, le tribunal d’Arusha, la création de la Cour pénale internationale témoignent, entre autres, des réelles avancées des années 1990. Le dossier que présente Politique étrangère éclaire ces avancées et leurs limites.
La Cour pénale internationale n’est pas universellement reconnue ; elle ne couvre pas tous les problèmes juridiques que posent crimes de guerre et génocides ; et elle n’est pas non plus la seule forme de justice imaginable face à ces événements. L’idée même de justice pénale internationale est aujourd’hui à la fois de plus en plus sollicitée et de plus en plus contestée : deux bonnes raisons d’évaluer ses résultats, rares acquis d’un temps où l’on croyait le monde saisi d’un irrépressible besoin d’unité.
Ce numéro de Politique étrangère s’attache à d’autres dimensions essentielles du jeu international : la redéfinition des rapports de puissance, à tous niveaux (Chine, Éthiopie…), ou les incertitudes des marchés énergétiques (à travers les énigmatiques variations des cours du pétrole)…
Après les attentats du 13 novembre, on s’attachera particulièrement à l’article qui étudie les modèles de prévention de la radicalisation et de déradicalisation mis en œuvre dans trois pays européens.
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Téléchargez gratuitement l’article de Marie-Claire Aoun, « Une ère nouvelle d’abondance pétrolière ? », ici.
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Le RAMSES (Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies) éclaire un monde en pleine recomposition :
Dans un environnement en feu, l’Algérie semble étrangement calme, mais les orages s’approchent : chute du prix des hydrocarbures dans une économie très dépendante, baisse d’une rente qui assure la paix sociale, blocage du système politique, déstabilisations du Maghreb (Tunisie, Libye…) et du Sahel (Mali…). Alger se retrouve face à des choix difficiles. Comment régler la succession du président Bouteflika, avec une société de plus en plus dépolitisée mais qui conteste l’opacité du régime ? Est-il possible de diversifier enfin une économie toujours structurée par la rente ? Comment se garder des désordres extérieurs ? Principale puissance militaire de la région, l’Algérie a choisi depuis des décennies le non-engagement extérieur, une option qui n’est plus viable. Au plan interne et au plan externe, le régime va devoir démontrer une souplesse qui lui permette de gérer des situations nouvelles et potentiellement très dangereuses.
Comprendre la Russie d’aujourd’hui, c’est savoir qu’elle se définit d’abord dans l’action extérieure – ce qui peut être dangereux. Qu’elle a les moyens d’agir – énergie, armes… –, mais que ces moyens sont limités. Qu’elle connaît des difficultés économiques bien antérieures aux sanctions, que le régime se refuse à traiter… économiquement. Et que le raidissement du régime poutinien ne saurait garantir sa propre durée.
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