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Le numéro d’hiver 2025 de Politique étrangère (n° 4/2025) vient de paraître. La rédaction vous offre à lire l’un des articles du dossier : « Les fonds souverains du Golfe, acteurs majeurs de la finance mondiale », écrit par François-Aïssa Touazi, senior managing director chez Ardian, leader européen du capital-investissement, en charge des relations investisseurs et des affaires publiques.

La mission principale d’un fonds souverain est de constituer une épargne nationale à long terme destinée aux générations futures, en diversifiant ses investissements sur les plans sectoriel et géographique. Dans cette logique, les pays du Golfe ont alimenté pendant de nombreuses années leurs fonds souverains grâce aux gigantesques rentes pétrolières, notamment lorsque les cours du brut étaient au plus haut, atteignant un record historique de 143 dollars le baril en 2008.
Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2025) vient de paraître ! Au sommaire, un dossier sur les pays du Golfe en quête de puissance(s), suivi d’un contrechamps sur la place de l’Asie du Sud-Est, entre Washington et Pékin. Au-delà de ces articles, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : le Bangladesh en pleine crise politique, la fonction sécuritaire de Frontex, la stratégie géoéconomique latino-pacifique, l’introuvable gouvernance de l’Irak… Des articles passionnants pour mieux comprendre les enjeux internationaux de la fin de l’année !

Les pays du golfe Arabo-Persique sont devenus des acteurs visibles, lourds, du jeu international, dans leur région même et bien au-delà. Médiateurs diplomatiques, investisseurs, organisateurs d’événements mondiaux, ils tentent de dépasser leur définition classique de fournisseurs de matières premières énergétiques et de refonder leurs bases économiques, sociales et politiques dans d’ambitieuses « Visions ». Leurs solidarités internationales s’avèrent plus souples, ouvrant leur champ diplomatique, même si le poids de Washington demeure déterminant : Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis sont, à ce titre, parties d’une dynamique qui pousse nombre d’acteurs du monde au multi-alignement.
À la suite du sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en libre accès et en avant-première l’article du numéro d’hiver 2025 de Politique étrangère (n° 4/2025) que vous avez choisi d'(é)lire : « La nouvelle stature diplomatique des pays du Golfe », écrit par Camille Lons, directrice adjointe du bureau parisien de l’European Council on Foreign Relations (ECFR).

Au cours des quinze dernières années, les monarchies du Golfe se sont imposées comme des acteurs majeurs, non seulement du Moyen-Orient mais plus largement de la scène internationale. Depuis les printemps arabes, elles sont devenues incontournables dans la plupart des dynamiques régionales – de l’Égypte et la Libye à l’Irak et la Syrie –, mobilisant leurs leviers financiers, énergétiques et diplomatiques pour peser sur l’évolution politique de leur environnement régional. Désormais, elles ne se limitent plus à leur voisinage immédiat : elles cherchent à se positionner comme puissances moyennes globales, pouvant dialoguer aussi bien avec Washington qu’avec Pékin ou Moscou, mener des médiations sur l’Ukraine ou la République démocratique du Congo (RDC), ou se projeter comme pivots d’un ordre mondial multipolaire en gestation.
Cette stature nouvelle est le produit d’une transformation profonde de leurs priorités de politique étrangère autant que de leur gouvernance interne. Elle est toutefois fragile et confrontée à de sérieuses limites : leur ambition de faire du développement économique et de la connectivité un vecteur de stabilité régionale se heurte à la résurgence des conflits armés au Moyen-Orient. Dans une période de redistribution des cartes régionales, les pays du Golfe peinent à imposer une vision de long terme pour la région à la hauteur du leadership régional auquel ils prétendent.
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