PE 3/2013 – Les guerres de demain. Stratégie, technologie, éthique – sera bientôt disponible en librairie, sur le site de la Documentation française et sur Cairn. En attendant, voici un aperçu avec un article à découvrir gratuitement, ainsi que le sommaire complet.
La guerre disparaît-elle progressivement de notre horizon, ou se métamorphose-t-elle ? Statistiques de diminution globale de la violence dans le monde et perceptions immédiates d’une planète à feu et à sang s’opposent : le premier dossier de cette livraison ouvre le débat sur les diverses formes de violence, leurs évolutions prévisibles, les moyens de les gérer. La robotique est-elle l’avenir de la guerre ? En particulier, les drones changent-ils la donne des conflits internationaux, en termes techniques, stratégiques, juridiques ou éthiques ? Le second dossier de ce numéro envisage toutes les dimensions du débat actuel sur ces drones, devenus ces dernières années les instruments privilégiés de la guerre à distance.
Vingt ans après Oslo et la poignée de main Rabin/Arafat, ce numéro de PE publie un article exclusif de Sari Nusseibeh (téléchargez l’article complet en PDF) sur ce qui lui semble être le mirage de l’État palestinien : si cet État ne peut se concrétiser, si l’histoire de la colonisation israélienne va plus vite que celle des négociations, quelles nouvelles solutions de cohabitation peuvent se négocier entre peuples israélien et palestinien ?
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Cette recension est issue de Politique étrangère 1/2013. Étienne de Durand propose une analyse de l’ouvrage de David E. Johnson, Hard Fighting. Israel in Lebanon and Gaza (Santa Monica, CA, RAND Corporation, 2011, 238 pages).
Rares sont les ouvrages qui tiennent plus qu’ils ne promettent. C’est le cas de cette monographie consacrée aux opérations israéliennes contre le Hezbollah en 2006 et le Hamas en 2008-2009. À première vue, il s’agit d’une analyse détaillée et informée des deux conflits, sur le modèle classique des études de la RAND. Par la minutie des recherches comme par la richesse des exemples, l’ouvrage dépasse toutefois largement le seul cadre israélien et offre des perspectives intéressant tous les appareils de défense occidentaux : il nous invite à rien de moins qu’à une révision de nos catégories conceptuelles, et donc de nos programmations de défense.
La surprise stratégique de 2006
L’échec de Tsahal en 2006 a suscité de vives polémiques, en Israël et au-delà, avec en particulier un débat américain sans nuance entre tenants de l’Air Power et adeptes du Land Power.
Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (4/2012). Jérôme Marchand propose une analyse de l’ouvrage de Douglas T. Stuart, Creating the National Security State: A History of the Law that Transformed America (Princeton, NJ, Princeton University Press, 2012, 358 pages).
Creating the National Security State examine les tâtonnements, les délibérations et les affrontements qui ont présidé à l’adoption du National Security Act de 1947, document fondateur qui a donné aux États-Unis un dispositif institutionnel voué à la gestion proactive des problèmes de défense. Prenant le contre-pied des auteurs qui envisagent la gestation de ce système en termes binaires, sous forme d’un affrontement entre étatistes et libéraux, Douglas T. Stuart défend l’idée selon laquelle l’attaque surprise de Pearl Harbor a dévalorisé les schémas relationnels et les cadres de pensée dominants, puis incité les élites de Washington à redéfinir de fond en comble les articulations liant le pouvoir exécutif, les autorités militaires, la communauté scientifique et la technostructure industrielle.
Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (4/2012). Olivier Schmitt propose une analyse de l’ouvrage de Geraint Hughes, My Enemy’s Enemy: Proxy Warfare in International Politics (Eastbourne, Sussex Academic Press, 2012, 250 pages).
Quelles sont les conséquences de l’instrumentalisation par les États de clients locaux pour avancer leurs intérêts à l’étranger ? Geraint Hughes se penche sur l’un des plus vieux phénomènes de l’histoire de la guerre : le soutien apporté par certains États à des groupes armés conduisant une insurrection ou des actions de guérilla dans un autre pays, comme complément ou substitut à un engagement direct de leurs propres troupes. De nombreux exemples de ce mode d’action peuvent être avancés : depuis le soutien britannique aux Hollandais contre les Espagnols au XVIe siècle jusqu’aux grandes heures de la guerre froide, la pratique est courante. L’Iran est aujourd’hui régulièrement accusé d’instrumentaliser le Hezbollah et le soutien russe aux mouvements « indépendantistes » d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud n’est pas un secret.
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