Catégorie : Sélection d’archives Page 2 of 38

Les articles rédigés par de grands noms au cours des 75 ans d’existence de PE

France-Allemagne : entente et mésententes

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Hans Stark, alors secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Ifri, intitulé « France-Allemagne : entente et mésententes », et publié dans le numéro 4/1993 de Politique étrangère.

Le 1er novembre 1993, le traité de Maastricht entre en vigueur — la Communauté européenne devient l’« Union européenne ». Cette date résume à elle seule l’importance de la coopération franco- allemande, sans laquelle l’« Union » des Européens de l’Ouest n’aurait pas vu le jour. N’est-ce pas sur une initiative Mitterrand-Kohl que Bonn et Paris ont saisi, le 19 avril 1990, la Communauté d’un projet politique et reçu son aval pour la mise en place d’une seconde conférence intergouvernementale, en plus des travaux économiques et monétaires, prévus par les Douze dans le cadre de l’Acte unique ? De même, n’est-ce pas grâce à une impulsion supplémentaire, donnée par la lettre commune de François Mitterrand et Helmut Kohl, le 6 décembre 1990, que le Conseil européen a approuvé, le 16 décembre 1990, le projet de deux conférences intergouvernementales élaborant parallèlement les bases d’une Union à la fois économique et politique, dotée — à la demande de Paris et de Bonn — d’une « politique étrangère et de sécurité commune » ? Enfin, les traits principaux de la future PESC, n’ont-ils pas été exposés par Roland Dumas et Hans-Dietrich Genscher, le 4 février 1991, lors de la première réunion intergouvernementale sur l’Union politique ?

Réflexions sur l’élection présidentielle aux États-Unis

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Thomas E. Mann intitulé « Réflexions sur l’élection présidentielle aux États-Unis », et publié dans le numéro 1/2001 de Politique étrangère.

Aucune œuvre romanesque n’aurait pu rendre de façon crédible les extraordinaires rebondissements de la dernière élection présidentielle aux États-Unis. Après les projections erronées d’une chaîne de télévision le soir de l’élection – projections qui suscitèrent un coup de fil d’Al Gore à George W. Bush, dans lequel le premier reconnut sa défaite avant de revenir, une heure plus tard, sur cette « concession » ; après 36 jours de combat politique et judiciaire en vue de mettre fin à ce qui était, fondamentalement, un match nul ; et après que la Cour suprême, nettement divisée et clairement partisane, décidait de mettre fin au comptage manuel en Floride qui aurait pu produire un résultat tout différent, Bush finit par emporter la présidence. Ce fut l’élection présidentielle la plus serrée de toute l’histoire américaine, le gagnant ne devant sa victoire qu’à quelques centaines de votes en Floride, sur plus de 100 millions de suffrages pour l’ensemble de la nation.

La réforme de l’OTAN et le système de sécurité du monde libre

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Eugen Gerstenmaier, intitulé « La réforme de l’OTAN et le système de sécurité du monde libre », et publié dans le numéro 4/1964 de Politique étrangère.

« Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre,… à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage et à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales… avons décidé d’associer nos efforts. »

Problèmes de la Chine populaire

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Roger Lévy, intitulé « Problèmes de la Chine populaire », et publié dans le numéro 6/1957 de Politique étrangère.

1. Le voyage

Une gageure : quitter Paris, le 13 mai 1957 ; aller par le chemin des écoliers, c’est-à-dire Hong-Kong, à Pékin ; rentrer, via Moscou, en quelque trente heures de vol ; être dé retour, après six semaines d’absence ; avoir observé les traits distinctifs de la Chine populaire, son régime, ses hommes ; écrire non la relation du voyage mais les réflexions qu’il suggère ; livrer le manuscrit, fin août, à l’éditeur ; voir, à la mi-octobre, le volume rouge et or aux devantures des librairies parisiennes ; cela tient du prodige. La vérité veut que M. Edgar Faure était préparé à cette performance. Deux fois président du conseil, depuis cinq ans, et ministre des affaires étrangères, il avait fait précéder son exploration du continent chinois de celle du continent soviétique. Il avait pris, autrefois, ses diplômes de russe à l’Ecole des langues — introduction à la connaissance de l’Asie, par le truchement des comparaisons. Il avait acquis l’habitude de survoler les problèmes politiques à l’échelle de la planète. Il est animé, comme tout vrai politique, de l’esprit de synthèse. Donc voici explicitée en deux cent trente pages, la Chine de Mao Tso-tong.

Page 2 of 38

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén