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Joyeux Noël 2016

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Le Top 10 des articles de Politique étrangère en 2016

La revue Politique étrangère est présente sur Cairn, le portail des revues francophones, depuis plusieurs années maintenant. Un nouveau record a été établi grâce à vous, chers Lecteurs, avec plus de 523 000 articles en accès libre consultés en 2016 ! Découvrez en exclusivité la liste des 10 articles de la revue les plus lus sur Cairn cette année !

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10e  place : Abdou Diouf, « Afrique : l’intégration régionale face à la mondialisation »
(PE n° 4/2006)

9e place : Alice Ekman, « Asie-Pacifique : la priorité de la politique étrangère chinoise » (PE n° 3/2014)

8e place : David M. Faris, « La révolte en réseau : le « printemps arabe » et les médias sociaux » (PE n° 1/2012)

7e place : Archibald Gallet, « Les enjeux du chaos libyen » (PE n° 2/2015)

6e place : Boris Eisenbaum, « Négociation, coopération régionale et jeu d’influences en Asie centrale : l’Organisation de coopération de Shanghai » (PE n° 1/2010)

5e place : Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner, « L’Iran dans son contexte régional » (PE n° 3/2012)

Afrotopia

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Alain Antil, responsable du programme Afrique subsaharienne de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Felwine Sarr, Afrotopia  (Éditions Philippe Rey, 2016, 160  pages).

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Le texte de cet économiste et enseignant sénégalais est une réflexion sur l’avenir de l’Afrique et la nécessité pour le continent de trouver sa propre voie vers la modernité, sans s’enfermer dans des modèles exogènes (celui des colons hier, celui des institutions internationales et des agences d’aide aujourd’hui), conduisant irrémédiablement à une impasse. Pour ce faire, la première étape est de ne plus se laisser définir par d’autres mais de se définir soi-même.

Ainsi, l’Afrique doit-elle fixer ses propres objectifs, puiser dans ses potentialités, renouer avec son passé précolonial sans toutefois l’idéaliser, ni s’extraire de la mondialisation par un afrocentrisme clos sur lui-même. Il faut enfin fonder une utopie : « L’Afrotopos est ce lieu autre de l’Afrique dont il faut hâter la venue, car réalisant ses potentialités heureuses. »

Minorités, nationalités, États

Cette semaine, (re)lisez un autre texte marquant de la revue Politique étrangère, écrit par Jean-Christophe Rufin : « Minorités, nationalités, États », publié dans le numéro d’automne 1991  (n°3/1991).

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Jean-Christophe Rufin a été administrateur de Médecins sans frontières (1991-1993), puis de la Croix-Rouge française (1994-1996) et président d’Action contre la faim (2002-2006). Il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie de 2007 à 2010. En parallèle à ses activités humanitaires et diplomatiques, il a mené une carrière littéraire. Il a obtenu le prix Goncourt en 2001 et a été élu à l’Académie française en 2008.

La civilisation, écrivait l’historien Mommsen, est « la transition nécessaire du particularisme cantonal par où commence l’histoire de tous les peuples à l’unité nationale, par où ils achèvent, ou doivent achever la révolution de leur progrès ».

Dans cette perspective classique, les minorités sont synonymes d’archaïsme ; l’évolution des sociétés va dans le sens de leur fusion en ensembles de degré supérieur. Les sociologues sont venus renforcer les historiens dans cette interprétation. Dans la conception de Max Weber, la société se constitue par l’intégration progressive d’unités restreintes et la mise en circulation de leurs traits culturels.

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