Mois : mars 2020 Page 3 of 4

La coopération sanitaire internationale abolie par Ebola ?

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous propose de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Pour commencer, actualité oblige, nous vous proposons un article de Didier Houssin – aujourd’hui président du Comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la Santé – intitulé « La coopération sanitaire internationale abolie par Ebola ? ». Cet article a été publié initialement dans le n°4/2014 de Politique étrangère.

Depuis 1976, 25 épidémies dues au virus Ebola ont été recensées. Celle de 2014 est la plus grave. Bien qu’elle ait rapidement acquis une dimension internationale, les États occidentaux ont sous-estimé ses effets. Ils ont été très lents à réagir et ont laissé trop longtemps les organisations non gouvernementales gérer seules la crise. Depuis le mois de septembre, ils ont enfin pris conscience de la nécessité de consacrer des moyens importants pour lutter contre cette épidémie exceptionnelle.

Exilés de guerre. La France au défi de l’asile

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Matthieu Tardis propose une analyse de l’ouvrage de Julian Fernandez, Exilés de guerre. La France au défi de l’asile (Armand Colin, 2019, 192 pages).

Les réfugiés suscitent une attention sans précédent en Europe de la part des responsables politiques, des médias et des citoyens depuis 2015. Il est donc naturel, et utile, que les chercheurs se joignent au débat public pour l’éclairer et se distancer de positions souvent aussi passionnées qu’irrationnelles.

Parution du PE 1/2020 !

Le nouveau numéro de Politique étrangère (n°1/2020) vient de paraître ! Il consacre un dossier complet aux pays du Golfe et un Contrechamps aux relations russo-européennes. Comme à chaque nouveau numéro, de nombreux autres articles viennent éclairer l’actualité : le nationalisme hindou au pouvoir en Inde, les enjeux géopolitiques liés à l’Amazonie, la stratégie à adopter face aux djihadistes au Sahel

Les économies du Golfe et la transition énergétique

La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire ce second article « Les économies du Golfe et la transition énergétique », écrit par Hugo Le Picard. Il figure au sommaire de notre nouveau numéro de Politique étrangère (n°1/2020), « Le Golfe : nouveau centre du Moyen-Orient ? ».

L’enjeu énergétique et climatique au Moyen-Orient est un concentré de superlatifs. La région abrite les principales réserves mondiales de pétrole et de gaz. Elle produit le tiers du pétrole consommé dans le monde, mais doit faire face à une concurrence accrue, des producteurs nord-américains notamment. La région compte des États comme l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis (EAU) ou encore le Qatar, qui font partie des plus importants émetteurs de CO2 par habitant au monde. Leur consommation d’énergie ne cesse de croître, favorisée par des subventions aux énergies fossiles qui sont parmi les plus élevées du monde. La consommation d’eau par habitant y bat des records et sa principale source, le dessalement, est particulièrement énergivore. La croissance économique et démographique s’y traduit par des besoins nationaux en électricité croissants. La région est aussi directement exposée au réchauffement climatique, soumise à un stress hydrique de plus en plus important. Face à cela l’ensoleillement forme un potentiel immense de production d’électricité solaire mais les mix électriques restent encore aujourd’hui largement dominés par les énergies fossiles.

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