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Une sélection d’articles publiés en texte intégral, et en accès libre.

Guerre civile en Syrie : actualisation

Isabelle Feuerstoss, chercheur post-doctoral à l’Institut Français de Géopolitique (université Paris 8), a publié un article intitulé « Guerre civile en Syrie : le retour du refoulé » dans le n° 3/2012 de Politique étrangère. Elle analyse ici les principaux développements intervenus en Syrie depuis l’écriture de son article.

L’article intitulé « Guerre civile en Syrie : le retour du refoulé » a été écrit en juin 2012 et vient d’être publié dans la revue Politique étrangère. Depuis, au cours des trois derniers mois, force est de constater qu’en apparence, sur le terrain, la situation a évolué de façon particulièrement spectaculaire avec la précipitation d’événements majeurs, à l’image de l’offensive d’Alep par les groupes rebelles armés et de la riposte violente de l’armée syrienne ou de la multiplication des défections de responsables militaires syriens.

Guerre civile en Syrie

À lire ci-dessous : l’article d’Isabelle Feuerstoss, “Guerre civile en Syrie : le retour du refoulé”, paru dans Politique étrangère 3/2012.
Isabelle Feuerstoss est chercheur postdoctoral à l’Institut français de géopolitique de l’université Paris 8.
Disponible ici en français (article intégral).

Le soulèvement qui a débuté en Syrie en mars 2011 est souvent interprété comme un effet domino du « printemps arabe ». L’impact des soulèvements tunisien, égyptien, libyen et yéménite sur la détermination des Syriens est indiscutable. Pour autant, malgré la similitude de certains paramètres (chômage endémique, corruption) et revendications (démocratie, dignité), on ne saurait limiter l’analyse de la crise syrienne à un simple effet de contagion. Par son ampleur et ses modalités d’action, elle semble inédite.

Nucléaire iranien : que sait-on ?

À lire ci-dessous : l’article de Dina Esfandiary, « Nucléaire iranien : que sait-on ? », paru dans Politique étrangère 3/2012 (dossier « Où va l’Iran ? »).
Dina Esfandiary est expert sur l’Iran et responsable de projet au sein du Programme de non-prolifération et de désarmement de l’Institut international d’études stratégiques (IISS) à Londres.
Disponible ici en français. 

Here are the first few paragraphs of Dina Esfandiary’s paper on « Iran’s Nuclear Power : What Do We Know? », published in Politique étrangère 3/2012.
Dina Esfandiary is a research associate and project coordinator at the International Institute for Strategic Studies (IISS), where she focuses on Iran and nuclear proliferation.
Click here to download a full PDF version of the text in English.

Lentement mais sûrement, le programme nucléaire iranien se construit sous le regard suspicieux de la communauté internationale, d’autant plus désireuse d’une solution rapide que des découvertes troublantes viennent régulièrement renforcer son inquiétude. Elle reste cependant divisée quant aux intentions supposées de l’Iran : la République islamique est-elle réellement déterminée à fabriquer l’arme nucléaire ? Ou cherche-t-elle simplement à atteindre un potentiel nucléaire, le seuil technologique qui lui permettra d’assembler une bombe, rapidement si nécessaire ?

La cyberguerre n’aura pas lieu, mais il faut s’y préparer

Cet article est issu de Politique étrangère 2/2012. Michel Baud, officier de l’armée de Terre, est chercheur au Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) au sein du Centre des études de sécurité de l’Ifri. Chef de bataillon, il est diplômé du Cours supérieur d’état-major et de la 18e promotion de l’École de guerre.

En octobre 2011, Thomas Rid, enseignant au King’s College de Londres, publie « Cyber War Will Not Take Place[1] », un article largement commenté dont la thèse centrale est qu’aucune cyberguerre ne s’est produite jusqu’à présent et qu’il est fort peu probable qu’il en aille différemment dans le futur. Pour lui, une cyberaction ne peut être que la continuation de modes d’action traditionnels à l’aide de moyens modernes. Il est vrai qu’aucune cyberguerre n’a encore fait de victimes – au sens où on l’entend dans la définition classique de la guerre[2].
Peut-on pour autant s’en désintéresser et laisser à d’autres le soin de préparer une guerre improbable ? Une forme de cyberguerre, au travers de cyberactions, d’attaques informatiques, existe pourtant. Tous les conflits récents ont vu l’utilisation de cyberarmes (Afghanistan, Géorgie, Libye, etc.). Le terme de cyberguerre renvoie donc à une réalité concrète, qu’il semble naturel d’aborder sous un angle militaire. En France, le sujet est largement débattu dans les armées. Fin 2011 a été inaugurée à Paris la chaire Castex de cyberstratégie de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), et un colloque s’est tenu sur le même thème[3]. À ces occasions, un point central de la réflexion sur le domaine a été posé : la cyberguerre n’a pas d’autonomie stratégique, elle ne peut exister par elle-même, elle n’est que l’interprétation de la guerre des hommes par les moyens du cyber[4]. D’un certain point de vue, l’affirmation de Thomas Rid est donc juste : la cyberguerre n’aura pas lieu ; mais la guerre traditionnelle, elle, est bien réelle et les cyberopérations peuvent être un de ses modes d’action. S’il n’est pas nécessaire de prévoir une cyberguerre autonome, une ligne d’opération cyber dans la planification stratégique permet aux états-majors militaires d’agir dans le cyberespace.
Il semble ainsi essentiel de définir les différents éléments du domaine cyber, pour pouvoir analyser l’évolution des menaces et les différentes réponses possibles.

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1. T. Rid, « Cyber War Will Not Take Place », Journal of Strategic Studies, vol. 35, n° 1, octobre 2011.
2. G. Bouthoul, « La guerre est une lutte armée et sanglante entre groupements organisés », Traité de sociologie. Les Guerres, éléments de polémologie, Paris, Payot, 1951, p. 35.
3. F. Géré, « De la cybersécurité à la cyberstratégie », 25 novembre 2011, École militaire, Paris. Colloque « Cyberstratégie : un nouveau domaine de la pensée stratégique », Alliance géostratégique et Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, 29 novembre 2011, École militaire, Paris.
4. Général Vincent Desportes.

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