Catégorie : Les auteurs s’expriment Page 79 of 94

La Cour pénale internationale sur le banc des accusés

Joël Hubrecht, auteur de l’article «  La Cour pénale internationale pèse-t-elle encore sur l’échiquier mondial ? », paru dans le dernier numéro de Politique étrangère (n°4/2019), Un monde de droit ?, a accepté de répondre à nos questions à l’occasion de son intervention à la conférence « La loi du plus fort ? La place du droit dans les relations internationales », qui aura lieu lundi 27 janvier à 19h, au Centre Pompidou (cycle de conférence « Le monde sur un fil », en partenariat entre l’Ifri et le Centre Pompidou).


© IHEJ.
  • Pourquoi la Cour pénale internationale (CPI) est-elle si critiquée ?

La CPI se retrouve sous le feu des critiques aussi bien par rapport à son bilan relativement médiocre (4 condamnations et 4 acquittements dont ceux particulièrement retentissants de Jean-Pierre Bemba et de Laurent Gbagbo) qu’au niveau de son fonctionnement (durée et illisibilité des procédures, faiblesse de ses enquêtes et orientation de ses poursuites sur les opposants), ou encore à cause des limites de son action (elle est absente de théâtres de guerre majeurs tel que la Syrie ou le Yémen), voire de sa pusillanimité (la décision des juges de bloquer les enquêtes sur le dossier Afghanistan). Cette avalanche de critiques fait écho à d’autres reproches récurrents comme celui d’« afrocentrisme », de faire « deux poids-deux mesures » ou de compliquer les processus de négociations de paix.

« Vers un retour de l’autoritarisme en Afrique ? » : 3 questions à Victor Magnani

Auteur de l’article « Vers un retour de l’autoritarisme en Afrique ? », co-écrit avec Thierry Vircoulon et paru dans le numéro d’été de Politique étrangère (2/2019), Victor Magnani, chercheur au Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

Comment se porte la démocratie en Afrique en 2019 ?

Il y a évidemment une variété de trajectoires nationales qui limite la pertinence de toute entreprise de généralisation. Toutefois, on peut affirmer que depuis une dizaine d’années, la démocratie ne semble plus progresser sur le continent. Bon nombre d’élections restent très éloignées des standards démocratiques à l’image des celles organisées récemment en République démocratique du Congo (RDC). De plus, la démocratie ne se résume pas à l’organisation régulière d’élections, elle repose également sur la neutralité et l’indépendance des institutions (justice, police, commission électorale…), ainsi qu’à la situation du marché politique (ouverture de la compétition politique, respect des libertés publiques et des principes constitutionnels…).

Interview : Jean-Claude Trichet

Quel avenir pour  la zone euro face à la guerre économique États-Unis/Chine ? Une nouvelle crise financière semblable à celle de 2008 est-elle possible ?

Réponses de Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne et gouverneur honoraire de la Banque de France. Cette interview s’appuie sur son article, « L’avenir du système monétaire et financier international », publié dans le numéro 1/2019 de Politique étrangère « 2019-2029 – Quel monde dans 10 ans ? ».

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« L’impact économique et financier du Brexit » : 3 questions à Emmanuel Mourlon-Druol

Auteur de l’article « L’impact économique et financier du Brexit » paru dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (4/2018), Emmanuel Mourlon-Druol, docteur de l’Institut universitaire européen de Florence et senior lecturer à l’université de Glasgow, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

Votre article « L’impact économique et financier du Brexit » est paru en décembre 2018. Le Parlement britannique a rejeté l’accord négocié par Theresa May le 15 janvier dernier. Cela clarifie-t-il les options qui sont sur la table, et l’impact final du Brexit ?

Pas vraiment. Cela exclut certes très probablement l’accord que Theresa May avait conclu avec l’UE, à moins qu’il soit amendé et soumis à un nouveau vote. Mais la situation de base demeure : sortie sans accord, qui est la position de défaut, ou bien sortie avec un accord (et dans ce cas, lequel ?). Les effets économiques seront néfastes, la sortie sans accord étant considérablement plus dommageable que la sortie avec accord. Avec le rejet de l’accord de Theresa May par le Parlement britannique, la probabilité d’un « no deal » a toutefois nettement augmenté, notamment parce que la situation politique intérieure britannique est dans l’impasse.

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