Catégorie : La presse parle de PE Page 18 of 51

Revue de presse sur Politque étrangère

La politique commerciale de Donald Trump, un point de départ

Début octobre, la journaliste Jessy Périé a interviewé pour Le Grand Continent Sébastien Jean, auteur de l’article « Désaccords commerciaux internationaux : au-delà de Trump », dans le n° 1/2019 de Politique étrangère, numéro prospectif spécial publié en mars à l’occasion du 40e anniversaire de l’Ifri.


L’économiste Sébastien Jean (CEPII)

Donald Trump semble obnubilé par le déficit commercial américain avec la Chine (375 milliards de dollars en 2017, 479 milliards en 2018), et également envers d’autres puissances comme le Japon. Mais dans quelle mesure l’augmentation des taxes douanières a-t-elle  un impact sur le déficit commercial ?

Effectivement, pour Trump, il s’agit d’une obsession de longue date. En 1987 déjà, il dépensait 100 000 dollars de l’époque pour acheter des pleines pages dans des journaux afin de décrier les déficits commerciaux des États-Unis avec leurs alliés. Il considérait cela comme une sorte de traîtrise, une faute politique. On constate qu’il y a une vraie fixation sur ce sujet de sa part.

Maintenant, il faut voir ce qu’en dit l’analyse économique. Nous allons plutôt parler de solde courant, qui est une notion plus large que le solde commercial puisqu’il inclut le commerce de services et certains transferts internationaux. Il s’agit donc d’une grandeur macroéconomique qui reflète l’équilibre entre l’épargne et l’investissement de la nation ou bien, ce qui revient au même, l’équilibre entre sa consommation et sa production. Ainsi, les États-Unis ont un déficit courant important car ils n’épargnent pas assez par rapport à ce qu’ils investissent, ou ils consomment plus qu’ils ne produisent, ce qui revient au même.

La démocratie en Afrique

Le 21 juillet, Marie-France Chatin a consacré son émission « Géopolitique, le débat » sur RFI à la démocratie en Afrique. Elle a présenté le dossier « La démocratie en Afrique : tours et détours », publié dans le numéro d’été 2019 de Politique étrangère (n° 2/2019) et recevait en invités les auteurs de ce dossier : Alain Antil, auteur de l’article « Les évolutions paradoxales de la démocratie mauritanienne », Thierry Vircoulon, auteur de l’article « La démocratie ‘post-conflit’ en Afrique centrale : les causes d’un échec » et co-auteur avec Victor Magnani de l’article « Vers un retour de l’autoritarisme en Afrique ? » et Marc-Antoine Pérouse de Montclos, auteur de l’article « Nigéria : les méfaits de la democrazy ».

Les élections qui se déroulent en Afrique sont-elles des vecteurs qui permettent de réellement garantir la promotion des alternances démocratiques et politiques ? Bilan après plusieurs décennies d’un rituel conçu à partir de règles et de procédures de légitimation du pouvoir à l’origine importées. Vers un retour de l’autoritarisme en Afrique ?

Mondialisation : le duel américano-chinois

Le 22 juin dernier, Christine Ockrent a consacré son émission « Affaires étrangères » sur France Culture au duel sino-américain. Elle a notamment invité Alice Ekman, responsable des activités Chine à l’Ifri , et Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l’Ifri, spécialiste des stratégies numériques et cyber de la Russie, et directeur du dossier « Cybersécurité : extension du domaine de la lutte », publié dans le numéro d’ été 2018 de Politique étrangère (n° 2/2018).

« En deux semaines, la plus grande entreprise technologique chinoise, Huawei, la seule firme paraétatique ou hybride (et en tous cas non cotée) à faire des profits importants à l’étranger avec ses smartphones et ses solutions réseaux, est passée du statut de prédateur à celui de proie. […]

Mauritanie : succession à l’amiable au pouvoir

Le 21 juin, Le Figaro a publié un article signé Thierry Portes, « Mauritanie : succession à l’amiable au pouvoir » sur les récentes élections en Mauritanie. Il a présenté le dossier « La démocratie en Afrique : tours et détours », publié dans le numéro d’été 2019 de Politique étrangère (n° 2/2019) et citait en particulier Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri et auteur de l’article « Les évolutions paradoxales de la démocratie mauritanienne ».

L’élection devrait marquer samedi la première alternance entre deux militaires partenaires de longue date. Mohamed Ould Ghazouani ne devrait avoir besoin que d’un tour, ce samedi, pour remporter l’élection présidentielle mauritanienne. Les pronostiqueurs de rue, en l’absence de sondages fiables, s’interrogeaient seulement sur sa capacité à franchir les 60 %. Même si le hasard conduit à l’organisation d’un second tour, il est promis à la Mauritanie, qui a vécu un nombre incalculable de coups d’État, de connaître, selon une formule utilisée à Nouakchott, sa «première alternance pacifique entre militaires». Cette présidentielle ouvre un nouveau chapitre de l’histoire écrite par le couple d’officiers supérieurs Mohamed Ould Abdel Aziz et Mohamed Ould Ghazouani.

Page 18 of 51

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén